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Les syndicats ont "du mal à avaler" le plan de relance de la SBM

Mis à jour le 23/02/2012 à 11:29 Publié le 23/02/2012 à 07:02
« Comment continuer à faire de l'exception, de l'excellence et du luxe, si l'on ne fait que diminuer les effectifs ? », se demandent les syndicats.

« Comment continuer à faire de l'exception, de l'excellence et du luxe, si l'on ne fait que diminuer les effectifs ? », se demandent les syndicats. Archives N-M

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Les syndicats ont "du mal à avaler" le plan de relance de la SBM

Suite à l’annonce de cette mesure, les réactions se sont enchaînées. Lundi après-midi, une intersyndicale a rassemblé les seize syndicats de la société pour une réponse unanime

Suite à l’annonce de cette mesure, les réactions se sont enchaînées. Lundi après-midi, une intersyndicale a rassemblé les seize syndicats de la société pour une réponse unanime

Réunion au sommet pour les syndicats de la SBM. L'annonce du plan de relance n'en finit pas de susciter les réactions et le malaise. Seize syndicats, représentant soixante personnes, se sont regroupés dans les locaux de l'Union des syndicats monégasques (USM) pour donner une réponse unanime à leur direction.

Débats et discussions ont mené rapidement à la rédaction d'un communiqué sur lequel l'ensemble des délégués syndicaux a réussi à se mettre d'accord.

Le premier objet de leur mécontentement, celui qu'ils ont « du mal à avaler », c'est le fait de ne pas avoir été consultés.

« Les salariés ont reçu à titre individuel un courrier leur expliquant les principales mesures de ce plan de relance. C'est carrément irresponsable de la part de la direction de ne pas entamer une discussion avec les partenaires syndicaux. C'est même très provocateur », résume Olivier Cardot de l'Union des syndicats de Monaco.

« Une stratégie qui nous met en péril »

Pire, selon Philippe Allavena du Syndicat des cadres et employés jeux européens, « c'est un manque de considération totale. De plus dans le courrier il est précisé que des discussions auront lieu. La même chose a été annoncée lors d'une réunion d'actionnaires en septembre. Cinq mois plus tard, toujours pas de nouvelles de la direction. »

Le deuxième axe du communiqué évoque leur incompréhension face à la mise en cause des coûts du personnel : « Les ratios frais de personnel par rapport au chiffre d'affaires pour le groupe SBM ont toujours été inférieurs à 48%. Si l'exercice 2010-2011 est le plus mauvais ratio, c'est surtout dû à une baisse très importante du chiffre d'affaires de la société, soit 40 millions d'euros entre 2008-2009 et 2010-2011. Il ne faut pas oublier non plus les économies que réalise la SBM grâce à la faible redevance des jeux comparativement à nos concurrents. » Et de conclure : « Pourquoi fait-on porter à l'ensemble du personnel la responsabilité de la situation de la SBM ? »

Pour Philippe Allavena, une autre question se pose : « Comment la société pouvait annoncer des chiffres records il y a quatre ans avec plus d'effectifs encore ? Cela prouve bien que le coût du personnel n'est pour rien dans la mauvaise rentabilité de la société. » Pour eux, ce sont les décisions de la direction qui sont à remettre en cause. « De gros investissements ont été effectués notamment avec le Moods, le Cabaret, la Rascasse... des établissements qui ne se révèlent pas rentables et sur lesquels aucune étude de marché n'a été effectuée. Pour nous c'est leur stratégie qui met en péril nos postes ! » proteste Philippe Allavena.

Toujours selon le communiqué, les mesures sont semblables à celles déjà proposées en 2006.

« Il est temps que l'équipe dirigeante se remette en cause et assume ses mauvais choix. En plus, ils n'hésitent pas à menacer clairement de licenciements si on ne joue pas le jeu. »

Une question se pose : « Comment continuer à faire de l'exception, de l'excellence et du luxe, principale richesse de la SBM, si l'on ne fait que diminuer les effectifs ? » Point final de la « démonstration d'une mauvaise gestion. »


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