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Le malaise des salariés de Théramex dans les rues de Fontvieille à Monaco

Mis à jour le 25/06/2014 à 10:36 Publié le 25/06/2014 à 10:33
Aux côtés des salariés de Théramex, ceux de Monachem également inquiets : « Nous appartenons au même groupe et Théramex est notre plus gros client. S’ils ne sont plus là, demain nous serons nous aussi menacés. »

Aux côtés des salariés de Théramex, ceux de Monachem également inquiets : « Nous appartenons au même groupe et Théramex est notre plus gros client. S’ils ne sont plus là, demain nous serons nous aussi menacés. » Eric Dulière

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Le malaise des salariés de Théramex dans les rues de Fontvieille à Monaco

Les salariés de ce site de production de médicaments ont à nouveau manifesté hier leurs inquiétudes quand aux conditions de fermeture qui mettront 59 personnes au chômage d’ici 2016

Les salariés de ce site de production de médicaments ont à nouveau manifesté hier leurs inquiétudes quand aux conditions de fermeture qui mettront 59 personnes au chômage d’ici 2016

Pour la troisième fois en quinze jours, une cinquantaine de salariés de Théramex était ce mardi dans les rues de Fontvieille pour manifester contre la décision de fermeture du site de production de Monaco en janvier 2016.

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Une décision prise par leur direction et qui est motivée par une volonté de restructuration globale du groupe israélien Téva auquel appartient Théramex. Une « stratégie d’entreprise » qui mettra 59 personnes à la rue.

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« Inacceptable » pour les salariés à l’image de Sylvie, 49 ans, qui après 20 ans de boîte devra pointer au chômage en septembre. « C’est tout simplement injuste. Théramex appartient à Téva, un grand groupe pharmaceutique qui fait d’énormes profits. Et cela, au détriment des emplois. Je peux comprendre une fermeture quand l’entreprise va mal. Mais là ce n’est pas le cas. »

Hier ils étaient nombreux, comme elle, la rage au ventre. « Téva, leader mondial dans le médicament générique, fait 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an, précise Stéphan Billie, délégué du personnel. Et ici à Théramex à Monaco, où nous sommes spécialisés dans la santé de la femme, nous réalisons 86 millions d’euros par an. Mais on met quand même 59 salariés à la rue. »

45 ans de moyenne d’âge pour les salariés

Et l’inquiétude quant à leur avenir est grande. « Non seulement, la moyenne d’âge ici est de  45 ans. De plus, nous avons des compétences très ciblées et dans ces conditions, retrouver un emploi va prendre du temps... »

La direction de Théramex a fait une proposition globale d’indemnisation et d’accompagnement aux salariés.Et bien qu’elle aille au-delà du minimum légal, elle n’a pas été jugée satisfaisante par l’ensemble du personnel.

« C’est la même chose qui nous avait été proposée en 2005 lors du premier plan social. Sauf qu’aujourd’hui le contexte social a évolué dans le mauvais sens. Il nous faut de meilleures conditions de départ. Nous avons transmis nos revendications. On nous a promis une réponse ce jeudi... »

Bien conscients, qu’après trois plans sociaux, ils ne pourront pas empêcher la fermeture du site, les salariés de Théramex demandent la mise en place d’un « dialogue constructif avec la direction »

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Mais ils ont parfois l’impression que « celle-ci préfère jouer la montre », quand elle n’est  pas « face à un mur ».

« Nous avons demandé de rallonger la période de concertation de deux semaines.Elle a refusé, tout comme elle a refusé que nous soyons accompagnés d’un représentant de l’Union des syndicats monégasques et la possibilité d’avoir un expert juridique. Il est pourtant urgent que le dialogue s’ouvre car les premiers départs, qui concernent 19 personnes, auront lieu fin septembre. »

Ce mardi matin, une délégation a été reçue par Stéphane Valeri, Conseiller du gouvernement aux Affaires sociales et à la Santé. Il a fait savoir qu’il œuvrerait dans ce sens auprès de la direction de Théramex. Et l’inspection du travail est allée mardi après-midi dans le même sens.

Conscient de « l’inquiétude des salariés », Stéphane Valeri leur a également confirmé « l’engagement du gouvernement d’accompagner les salariés dans leur recherche d’emploi à venir en leur permettant de s’inscrire auprès du service de l’emploi, quel que soit leur lieu de résidence, par dérogation aux règles en vigueur. »
 

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