La Principauté de Monaco embauche de plus en plus de Niçois

L’emploi progresse de 2,7 % en 2013 à Monaco. Mais les salariés ont de plus en plus de difficulté à se loger entre Cap-d’Ail et Menton. Une tendance depuis dix ans…

Joëlle Deviras Publié le 05/04/2014 à 12:10, mis à jour le 05/04/2014 à 12:24
Monaco vue aérienne
Vue aérienne de Monaco. Archives Nice-Matin

"Les tensions du marché de l'immobilier limitent l'installation voire le maintien sur la zone d'emploi Menton-Vallée de la Roya de personnes ayant un emploi à Monaco."

Telles sont les conclusions d'une enquête de l'INSEE, faite en partenariat avec l'IMSEE - son homologue monégasque. L'Institut national de la statistique et des études économiques poursuit : « Avec un solde naturel constamment négatif au cours des 50 dernières années, la croissance démographique de la zone d'emploi Menton-Vallée de la Roya provient exclusivement des migrations»(notamment de familles venues d'Ile-de-France). (...) Les migrations avec les territoires de proximité sont déficitaires. 40% d'entre elles se font avec le reste du département des Alpes-Maritimes et 20% avec la seule ville de Nice ».

La Principauté est, pour tout le département, un pôle d'emplois exceptionnel. Avec 49 029 emplois dans le secteur privé au 31 décembre 2013, ce ne sont pas moins de 1 270 postes créés. Et les Français bénéficient largement de cette offre puisqu'ils sont 63,4 %, très loin devant les Italiens (4 345), les Portugais (2 204) et les Monégasques (627) (Source IMSEE).

 

Les transports saturés

Seulement voilà : se loger autour de Monaco est devenu trop cher !« L'atout résidentiel du territoire semble aujourd'hui atteindre ses limites,souligne l'INSEE.En effet, l'accès au territoire monégasque, pourvoyeur d'emplois, se heurte à deux difficultés majeures : les deux axes routiers vers la Principauté sont quotidiennement saturés. De plus, les transports publics sont proches de la saturation, malgré une offre journalière de 100 TER Nice-Vintimille. Enfin, et surtout, l'offre de logements sur la zone d'emploi est limitée. Les actifs en quête de logements sont en concurrence avec les retraités qui représentent 30 % de la population des plus de 15 ans (...).»

Et les problèmes se conjuguent pour les salariés...

Dans le bassin Menton-Vallée de la Roya, le parc de logements est pour 37 % des résidences secondaires.

Et cette proportion ne cesse d'augmenter depuis trois décennies !« Ajouté à la faiblesse du parc locatif social (moins de 8 % des logements), ce phénomène exclut de fait toute une catégorie de population (...)», constate l'IMSEE.

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