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La figue de Solliès assure son avenir

La filière a conclu une convention avec les collectivités et la chambre d’agriculture, pour faciliter la transmission des exploitations et augmenter les surfaces de production.

Caroline Martinat Publié le 02/07/2015 à 14:43, mis à jour le 02/07/2015 à 14:48
La figue de Solliès assure son avenir
La convention a été signée hier par Christian Flour (CCVG), Alain Baccino (chambre d’agriculture), Pascal Charvin (Copsolfruit), André Garron (Solliès-Pont) et Joël Bouchard (Syndicat de défense de l’AOP). Photos Valérie Le Parc et D. R.

La filière a conclu une convention avec les collectivités et la chambre d’agriculture, pour faciliter la transmission des exploitations et augmenter les surfaces de production.

Produit emblématique de la production agricole varoise, la figue de Solliès est la seule figue AOP de France et sa réputation a largement franchi les frontières nationales. Si le succès est aujourd'hui au rendez-vous, la filière n'entend pas se reposer sur ses lauriers et veille à assurer sa pérennité et son développement.

C'est tout l'enjeu de la convention de partenariat signée, hier, par les représentants de cette filière (le syndicat de défense de l'AOP figue de Solliès et la Copsolfruit), par la communauté de communes de la vallée du Gapeau (CCVG), la commune de Solliès-Pont et la Chambre d'agriculture, avec le soutien du Département et de la Safer.

 

Augmenter la surface de production

Deux objectifs ont été identifiés pour ce plan d'actions opérationnel. Il s'agit d'abord d'augmenter les surfaces de production de la figue. La Copsolfruit, qui a investi dans de nouveaux équipements, est en capacité d'absorber la production de 20 hectares supplémentaires. Un travail sur le foncier en friches va donc être conduit par la Chambre d'agriculture, avec le soutien de la Safer.

Assurer les transmissions

Le second objectif vise à maintenir les superficies déjà en production en aidant les exploitants de plus de 55 ans à assurer la transmission de leur exploitation. Plusieurs actions à destination des cédants sont déjà programmées, mais la Chambre d'agriculture interviendra parallèlement auprès des repreneurs, pour faciliter la relation cédant-repreneur.

 

Des signataires enthousiastes

« C'est une filière qui mérite qu'on la soutienne » s'est félicité André Garron, maire de Solliès-Pont, dont la commune est à l'origine de ce projet repris par la communauté de communes de la vallée du Gapeau.

« Prolonger l'exploitation de la figue au-delà des hommes, augmenter le pourcentage de terres dévolues à la figue, ce n'est pas un combat gagné d'avance » a poursuivi Christian Flour, président de la CCVG, ravi de voir la collectivité « essayer d'apporter quelque chose à une filière qui contribue au développement économique du territoire ».

Joël Bouchard, pour le syndicat de défense de l'AOP, et Pascal Charvin, pour la Copsolfruit, se sont tous les deux réjouis de l'engagement des collectivités et des pouvoirs publics derrière la filière.

Enfin, le président de la Chambre d'agriculture Alain Baccino a résumé en quatre points les atouts de la filière qui ont permis la mise en place de cette convention : la reconnaissance de l'AOP, les investissements de la Copsolfruit « qui démontrent un dynamisme qui encourage les jeunes à s'installer », la mobilisation des plus jeunes au sein du syndicat de défense et le soutien des collectivités.

 

Quarté gagnant ? C'est en tout cas « un modèle » à suivre pour les autres filières agricoles, ont conclu les signataires.

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La convention a été signée hier par Christian Flour (CCVG), Alain Baccino (C hambre d'agriculture), Pascal Charvin (Copsolfruit), André Garron (Solliès-Pont) et Joël Bouchard (Syndicat de défense de l'AOP).

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