“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Soutenez l’info locale et Monaco-Matin > Abonnez-vous

Extension en mer à Monaco: un problème de méthode

Mis à jour le 19/12/2013 à 10:32 Publié le 19/12/2013 à 07:14
Le projet d'extension en mer devrait représenter 6 hectares. Il se situerait au Larvotto pour des raisons techniques, la profondeur étant beaucoup plus importante qu'à Fontvieille. (Infographie François-Philippe Langlade)
Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Extension en mer à Monaco: un problème de méthode

Au cours de l’examen du projet de loi portant sur le budget primitif pour 2014, l’ensemble des élus du Conseil national s’est abstenu de voter la ligne relative au projet

Au cours de l’examen du projet de loi portant sur le budget primitif pour 2014, l’ensemble des élus du Conseil national s’est abstenu de voter la ligne relative au projet

L'examen du projet de loi portant sur le budget primitif 2014 se poursuit au Conseil national. Les débats ont notamment porté sur l'extension en mer. L'ensemble des élus a manifesté son enthousiasme. Tous s'accordent sur le fait que ce projet représentera une bouffée d'air sur le plan foncier. Cependant, si le principe est parfaitement accepté, c'est sur la méthode que le bât blesse.

Jean-Michel Cucchi a résumé la situation : «Je suis surpris par une chose. Comment peut-on dire qu'on est sûr que sur les quatre équipes qui ont postulé, seules deux ont la capacité de mener à bien ce projet ? »

Concurrence ou non

Ensuite l'une des deux équipes sera retenue et devra présenter différents dossiers. «On manque d'information préalable, regrette Thierry Crovetto. Je ne suis pas convaincu par cette méthode qui consiste à choisir un groupement pour ensuite voir le projet. »

D'autres élus se sont ralliés à cette opinion. Ils auraient souhaité voir les propositions des différents postulants pour - après - choisir celle qui convient le mieux. « Sélectionner la capacité à mener à bien un projet sans avoir de représentation finale c'est du jamais vu !» a lancé Jacques Ritt. Il déplore aussi « l'absence d'information quant à l'impact budgétaire pour l'entretien de la dalle qui constituera le socle de l'extension. »

Caroline Rougaignon-Vernin craint, elle, que « le groupement retenu se donne moins de mal que s'il avait été mis en concurrence. Pourquoi ne pas les faire travailler tous les deux, quitte à dédommager le second ? »

Une question de capacité

Face aux inquiétudes de la représentation nationale, le ministre d'Etat Michel Roger a tenté de rassurer - sans succès - les élus. « L'extension en mer est un sujet majeur. Le gouvernement voulait avoir des garanties avant de discuter du projet. Il a privilégié cette démarche prudente. Pour l'instant, le choix du groupement n'est pas encore fait. Et comme la décision n'est pas encore prise(il n'y a qu'une décision de principe, Ndlr), il n'y a pas lieu à une information préalable.

Les choses vont se dérouler par étapes. Et la première n'est pas de regarder si la maquette est jolie, c'est d'être sûr que l'interlocuteur soit capable de construire à moins 50 mètres une plateforme avec des immeubles assurables et vendables dessus.

Quant à la question de l'entretien de la dalle, cela fait encore l'objet de discussions tant financières que juridiques. Pour des raisons de confidentialité, je ne souhaite pas en dire davantage. » Il a cependant précisé que l'équipe retenue devrait présenter plusieurs projets parmi lesquels le choix sera arbitré.

L'opposition au Conseil national, par la voix de Bernard Pasquier, s'est ralliée à cette idée. Comme l'ensemble de la majorité, le groupe UM s'est abstenu sur cette ligne budgétaire. Une manière symbolique pour les élus de manifester leur désaccord sur la méthode.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.