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Bouchons: pourquoi ça coince à Monaco?

Mis à jour le 29/04/2015 à 08:44 Publié le 29/04/2015 à 07:12
La descente de Cap-d'Ail après la sortie du tunnel de l'A500 est la zone la plus engorgée aux heures de pointe. La commune de La Turbie est aussi très impactée dès que l'accès au tunnel est régulé depuis l'autoroute.

La descente de Cap-d'Ail après la sortie du tunnel de l'A500 est la zone la plus engorgée aux heures de pointe. La commune de La Turbie est aussi très impactée dès que l'accès au tunnel est régulé depuis l'autoroute. Michael Alesi

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Bouchons: pourquoi ça coince à Monaco?

Le phénomène est bien connu, quel que soit l’accès emprunté. Mais depuis quelques mois, le ressenti est général : les embouteillages seraient plus longs et plus fréquents. Vérification

Le phénomène est bien connu, quel que soit l’accès emprunté. Mais depuis quelques mois, le ressenti est général : les embouteillages seraient plus longs et plus fréquents. Vérification

Tous les chemins mènent aux embouteillages... Que l'on choisisse la «Basse», la «Moyenne», La Turbie ou l'autoroute, il y aura forcément un moment où cela coincera pour les 120 000 véhicules qui entrent et sortent en moyenne chaque jour de la Principauté.

Du petit ralentissement au blocus interminable, il n'est pas rare que les automobilistes doublent, voire triplent, la durée de leur trajet quotidien à cause de la circulation qui mène jusqu'à Monaco.

Une situation qui, de l'avis de nombreux observateurs, serait en train de s'aggraver.

À commencer par les pendulaires qui ont «de plus en plus l'impression de perdre [leur] temps!» enrage Paul, Niçois et salarié monégasque depuis cinq ans.

«Je passe peu après le gros bouchon du matin, vers 9 h 30. Jusqu'ici j'étais plus ou moins tranquille, depuis quelques mois il m'est arrivé très fréquemment de mettre plus d'une heure et demie pour arriver. Et quel que soit le chemin emprunté.»

Une impression générale que de nombreux lecteurs n'ont pas hésité à nous relayer. Comme Jean-Jacques, qui fait le trajet Cagnes-sur-Mer - Monaco, tous les jours.

«Je n'ai pas d'autres choix que de prendre l'autoroute. Donc je prends mon mal en patience depuis des années. Je sais qu'il faut que je compte 1 h 15 environ. Depuis quelques semaines, je dépasse allégrement ce timing d'au moins 20 minutes.»

D'autres utilisateurs, plus occasionnels, s'étonnent de leur côté d'embouteillages tardifs. «A 11 heures du matin, ça bouchonnait encore pour entrer!» se souvient une mère de famille venue en visite au musée océanographique, un mercredi.

Sur la Basse Corniche, même combat. Pour Aline qui vient de Nice, c'est un véritable facteur de stress avant même que sa journée ne commence.

«Dès l'intersection avec Saint-Laurent d'Èze, on roule au pas tous les matins et ce, de plus en plus tardivement. Cela devient très compliqué de gérer ses rendez-vous que j'essaie pourtant de prendre après 10 heures.»

Tunnel, gare, hausse des salariés…

Il y aurait donc plus de véhicules, c'est indéniable.

Alors que se passe-t-il ? Un temps, la fermeture du tunnel de l'A500 (après la sortie d'autoroute de Monaco, depuis Nice) a été la bête noire des automobilistes.

Pourtant, au service communication d'Escota, on assure que «la régulation de la circulation (qui se fait à l'aide d'une barrière à l'entrée du tunnel, censée contenir le flux de circulation dépassant 100 mètres, N.D.L.R.) n'est pas plus fréquente que les années précédentes. On est sur une fréquence de 4 à 6 fermetures par matinée et ce 14 à 20 jours par mois.»

L'explication de cette augmentation du trafic ressentie serait donc multifactorielle et pourrait venir aussi de la création d'emplois en Principauté. Selon l'Imsee, les salariés du secteur privé ont augmenté de 2,5 % en 2014, soit plus de 1.100 personnes de plus.

Une bonne nouvelle. Sauf qu'une partie d'entre eux choisira la route pour se rendre sur son lieu de travail. Ceux qui préfèrent le train sont en baisse. La gare de Monaco enregistre en effet, une fréquentation en berne de 3 à 4 %.

Un chiffre relativisé par le chef de gare : «C'est une baisse qui se retrouve dans toutes les gares du département qui a pour cause le mouvement social de trois semaines que nous avons subi en juin dernier. Durant la période des travaux du tunnel de Monaco aussi, nous avons enregistré une baisse de la fréquentation. Mais sur les autres mois, c'est plutôt en hausse.»

Quoi qu'il en soit le tunnel ferroviaire est à nouveau opérationnel depuis le 4 avril dernier et pourrait réconcilier les usagers avec les rails. Et depuis hier, les vacances scolaires amènent un peu d'oxygène sur la route du matin. Mais pas pour longtemps. Bientôt la saison estivale et ses touristes!

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