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Albert II au sommet Rio+20: «Au-delà de la volonté, il nous faut du courage»

Mis à jour le 24/06/2012 à 11:19 Publié le 24/06/2012 à 07:13
Le prince Albert II, jeudi : «le monde, dans sa course effrénée à la croissance, repousse les questions environnementales, renforçant l'illusion que l'économie et l'environnement sont dissociables, voire incompatibles.»

Le prince Albert II, jeudi : «le monde, dans sa course effrénée à la croissance, repousse les questions environnementales, renforçant l'illusion que l'économie et l'environnement sont dissociables, voire incompatibles.» Eric Mathon/Palais princier

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Albert II au sommet Rio+20: «Au-delà de la volonté, il nous faut du courage»

Il a prononcé le «Message de Monaco» avec les mots du cœur. Présent depuis lundi au sommet Rio+20, le prince Albert II a dénoncé jeudi l'hypocrisie et a encouragé à légiférer sur l'environnement lors la session plénière de la conférence de l'organisation des Nations Unies.

Il a prononcé le «Message de Monaco» avec les mots du cœur. Présent depuis lundi au sommet Rio+20, le prince Albert II a dénoncé jeudi l'hypocrisie et a encouragé à légiférer sur l'environnement lors la session plénière de la conférence de l'organisation des Nations Unies.

« L'avenir que nous voulons », telle est l'ambition que nous nous sommes assignée ici, à Rio, pour définir un nouveau mode de développement pour les prochaines décennies. (...)Le moment est en effet venu de prendre les engagements forts et concrets qui s'imposent. (...) Le monde, dans sa course effrénée à la croissance, repousse les questions environnementales, renforçant l'illusion que l'économie et l'environnement sont dissociables, voire incompatibles. (...) Les changements climatiques ne peuvent rester sans incidence sur la santé humaine. (...) Il nous faut, en priorité, faire progresser, juridiquement et concrètement, les principes essentiels du droit international de l'environnement et surtout les respecter.

Pour y parvenir, une réforme de la gouvernance mondiale du développement durable doit être entreprise afin de mettre fin à sa fragmentation et d'en rééquilibrer les trois piliers : social, économique et environnemental. Cette réforme doit s'articuler autour du renforcement du PNUE. (...)

- 18 % de gaz à effets de serre à Monaco

Parallèlement au nécessaire renforcement de la gouvernance mondiale, quatre chantiers me semblent particulièrement prioritaires.

En premier lieu, celui de la mise en place d'un nouveau modèle économique. (...)

Je suis, en outre, profondément convaincu que le monde doit s'engager dans une véritable transition énergétique, axée à la fois sur la maîtrise de notre consommation d'énergie et sur le développement des énergies renouvelables.

La transition énergétique engagée par mon gouvernement depuis plusieurs années nous a permis d'atteindre, en 2011, une réduction de nos émissions de gaz à effet de serre de 18 % par rapport à l'année de base 1990. C'est grâce à cette même transition que mon pays entend atteindre la neutralité carbone d'ici 2050, engagement que j'ai pris en décembre 2008 lors de la Conférence de Copenhague et que je renouvelle ici.

Troisième enjeu : «penser global, agir local». Nous ne parviendrons pas à réformer profondément notre modèle de développement sans que chaque échelon décisionnel soit mobilisé. À la tête d'une « Cité-Etat », je constate au quotidien l'impact considérable que peuvent avoir des actions locales. Elles sont le dernier relais indispensable de la mise en œuvre concrète de la volonté politique internationale.

«Vivre de la mer»

Enfin, notre quatrième chantier est celui que je souhaite défendre le plus ardemment, celui de la gestion durable des océans. (...) Il nous faut apprendre à vivre de la mer, tout en la protégeant. C'est là tout le sens de mon engagement.

Plus qu'un État côtier, Monaco est, par tradition historique et culturelle, un État tourné vers la mer. Mon trisaïeul, le Prince Albert Ier, l'un des fondateurs de l'océanographie moderne, fut l'un des premiers, il y a plus de 100 ans, à alerter l'opinion publique sur la vulnérabilité de nos océans. Leur gestion durable constitue le cœur du «Message de Monaco», notre contribution au processus préparatoire de Rio+20.

Un proverbe brésilien nous rappelle que « la bonne volonté raccourcit le chemin ». Au-delà de la volonté, il nous faut du courage. »


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