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"30 millions d'amis" aide le refuge roquebrunnois

L’été rime avec abandons pour les organisations de défense animale. Pour les épauler, l’association a versé une aide de plus d’un million d’euros aux refuges français, dont l’A.V.S.A.

La rédaction Publié le 27/07/2015 à 20:07, mis à jour le 27/07/2015 à 20:24
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Quarante-six pensionnaires attendent une famille au refuge A.V.S.A à Roquebrune-sur-Argens, dont certains sont arrivés cet été. Michel Johner

L’été rime avec abandons pour les organisations de défense animale. Pour les épauler, l’association a versé une aide de plus d’un million d’euros aux refuges français, dont l’A.V.S.A.

La fondation 30 millions d'Amis a décidé d'octroyer 1,3 M€ d'aides à 213 refuges en France. Une bouffée d'oxygène pour nombre de ces structures, qui ne savent plus comment faire entendre ceux qui n'ont pas la parole.

Pour l'Association varoise de secours aux animaux (AVSA), qui accueille 46 chiens, cette aide pécuniaire est une aubaine.

 

D'autant que, pour la directrice, la cause animale est totalement délaissée par le gouvernement et le législateur qui manquent de fermeté vis-à-vis des actes d'abandon. Car si la crise n'épargne personne, elle oblige parfois certains ménages à délaisser leur ami à quatre pattes pour payer les factures.

3 à 4 "trahis" par semaine

Ce versement survient au moment, toujours critique, de la haute saison touristique. Les vacances sont, certes, la période du farniente et de la détente pour nombre de vacanciers, mais également d'abandons et d'euthanasies pour un grand nombre d'animaux de compagnie.

Car pour certains, nul besoin de s'encombrer d'une boule de poils pour un séjour réussi. Un acte qu'ils tentent parfois de justifier.

 

"Nous comprenons tout à fait lorsqu'un décès ou une prise en charge en maison de retraite surviennent. Mais cela ne représente que peu de cas", explique Maximilien, employé à l'AVSA. "La plupart du temps, c'est lamentable" s'emporte Caroline, également salariée.

Chaque saison, trois à quatre fois par semaine, des "trahis" rejoignent les tristes rangs des chiens du refuge. Car si l'AVSA réussit depuis plusieurs années à conserver une régularité pour ne pas euthanasier ses pensionnaires, cet équilibre ne tient qu'à un fil.

"Nous avons 46 pensionnaires pour 49 places. Si l'on vient à manquer de place, on fonctionne à la débrouille. Mais aucune euthanasie n'est pratiquée", souligne la direction. Une chance, que tous les refuges n'ont pas.Heureusement, "les Garelles" peuvent compter sur les adoptions, assez courantes pour contrebalancer le triste phénomène. Quelque 121 canins ont, en effet, pu (re)trouver une famille entre janvier et juin 2015.

Constat alarmant chez les félins

La situation de l'Association du chat libre du Var-est est déjà compliquée à l'année, mais l'été est forcément synonyme d'une augmentation franche des félins errants.

 

"Entre les gens qui les laissent se débrouiller en leur absence et les touristes qui ne les ramènent pas chez eux après les vacances, les chats malades, mal nourris et abandonnés à leur triste sort se multiplient", s'inquiète Serge Renard, président de l'association.

Un constat qui se traduit en chiffres par une hausse de 15 à 20 % de leurs actions.

"Le problème, c'est que les gens n'ont toujours pas compris que le meilleur moyen - et c'est prouvé biologiquement! - de stabiliser une espèce, réside, non pas dans l'euthanasie, mais dans la stérilisation. C'est dans ce but que notre association lutte au quotidien."

Alors que la structure atteindra, d'ici la fin de l'année, les 170 stérilisations, elle déplore le comportement de certains. "Adopter un animal, c'est comme avoir un enfant. Mais beaucoup n'assument pas cette vie qu'ils ont entre leurs mains…"

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