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Yvan Colonna conteste son transfert de prison en justice

La défense d'Yvan Colonna a contesté mardi devant le juge des référés du tribunal administratif de Paris le transfert décidé par la justice du nationaliste corse de la centrale d'Arles (Bouches-du-Rhône) à celle de Réau (Seine-et-Marne).

Reuters Publié le 17/09/2013 à 15:20, mis à jour le 17/09/2013 à 15:33
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La défense d'Yvan Colonna a contesté mardi devant le juge des référés du tribunal administratif de Paris le transfert décidé par la justice du nationaliste corse de la centrale d'Arles M.L.

La défense d'Yvan Colonna a contesté mardi devant le juge des référés du tribunal administratif de Paris le transfert décidé par la justice du nationaliste corse de la centrale d'Arles (Bouches-du-Rhône) à celle de Réau (Seine-et-Marne).

L'administration a invoqué le 12 juillet des indications sur une possible tentative d'évasion du militant de 53 ans, condamné à la prison à perpétuité pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998.

Mais sa famille a estimé qu'il s'agissait d'un "stratagème" pour empêcher son prochain transfert à la maison d'arrêt de Borgo (Haute-Corse), conformément à la loi sur le rapprochement familial.

 

Me Patrice Spinosi, avocat d'Yvan Colonna dans ce dossier, espère que le juge administratif suspendra une mesure "qui porte une atteinte manifestement disproportionnée et injustifiée à la vie familiale d'Yvan Colonna, jeune marié et père d'un enfant en bas âge."

"Surtout, cette action contraindra l'administration à avancer les fondements de ce transfert, lequel avait été motivé par son porte-parole par un prétendu risque d'évasion qui a toujours été contesté par la défense d'Yvan Colonna", a-t-il dit à Reuters.

Fin août, l'humoriste Guy Bedos, membre de la Ligue des droits de l'Homme, avait dénoncé "l'acharnement" contre Yvan Colonna, condamné à perpétuité pour l'assassinat du préfet Erignac.

"Après l'acharnement judiciaire, on assiste à un acharnement pénitentiaire", avait-il dit à Nice Matin, estimant que le transfert du détenu continuait à "fabriquer un personnage hors norme, irrémédiablement dangereux, l'éloigner un peu plus des siens, et de la possibilité d'être un jour détenu en Corse".

 

Dans une tribune publiée par la suite par le Huffington Post, il estimait que les témoignages à charge avait été "extorqués dans des conditions très douteuses".

Il critiquait le comportement de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur à l'époque, qui avait déclaré : "La police française vient d'arrêter Yvan Colonna, l'assassin du préfet Erignac", privant selon lui Yvan Colonna de la présomption d'innocence.

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