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Xavier Dupont de Ligonnès :

Mis à jour le 05/04/2016 à 05:13 Publié le 05/04/2016 à 05:13
Après le meurtre de sa famille, Xavier Dupont de Ligonnès s'était rendu à La Seyne-sur-Mer, puis à Roquebrune- sur-Argens pour séjourner dans un hôtel. Dernière piste sérieuse dans cette affaire.	(DR)
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Xavier Dupont de Ligonnès :

Cinq ans après la tuerie de Nantes, le département du Var continue d'occuper une place troublante dans cette énigme criminelle. Le mystère sera-t-il un jour percé ?

Cinq ans déjà et toujours aucune trace de Xavier Dupont de Ligonnès. L'ancien commercial, soupçonné d'avoir éliminé son épouse Agnès et leurs quatre enfants en avril 2011, s'est envolé avec ses secrets.

Dans cette énigme criminelle, le Var tient toujours une place particulière. C'est le département des années bonheur de la famille Dupont de Ligonnès. Thomas et Anne sont nés à Draguignan en 1992 et 1994. Dans un portrait chinois posté sur Internet dans les années 2000, Agnès, pour avoir vécu à Lorgues et à Sainte-Maxime, se rêvait en « une ville imaginaire du Var ».

Quelques jours après la « tuerie de Nantes », le road trip effectué à travers la France par Xavier Dupont de Ligonnès l'avait conduit à La Seyne-sur-Mer, puis à Roquebrune-sur-Argens. C'est là, sur le parking d'un hôtel bon marché, que se situe la dernière piste tangible dans cette affaire.

Le mystère du Rocher

« XDDL » s'était-il terré dans le massif du Rocher de Roquebrune ? Les campagnes de fouilles, mobilisant jusqu'à 130 policiers, comme l'audition de l'ermite familier des lieux, n'avaient rien donné. Pas plus que le balayage de la zone par la caméra thermique d'un hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie d'Hyères.

Le père de la famille décimée reposait-il dans l'un des lacs artificiels de l'Endre du côté du Muy ? S'était-il engouffré dans l'une des cavités près des Arcs-sur-Argens ? Les plongeurs, les spéléologues, les pompiers du groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux (Grimp) du Var avaient fait chou blanc.

Le quinquagénaire, en proie à des difficultés financières, a-t-il planifié sa fuite en direction de l'Italie, par l'A8 ou par le train, comme ont pu laisser croire des témoignages plus ou moins crédibles ? Autant de fausses pistes, comme les dizaines de signalements vérifiés dans la région et plus de six cents à travers la France.

Robert Tchalian, le juge nantais aux attaches varoises initialement chargé du dossier, et les enquêteurs de la police judiciaire avaient fini par délaisser le département après ce qui devait être les recherches de la dernière chance, en 2013, dans d'anciennes mines des Mayons au cœur du massif des Maures. Un secteur réputé pour de macabres découvertes dans les années 80. A une époque où, déjà, Xavier Dupond de Ligonnès a vécu dans le Var.

Il aura fallu une découverte d'ossements, en avril 2015, pour relancer une piste varoise vite écartée par des tests ADN. Le volet varois de l'enquête au point mort s'était alors aussitôt refermé. Définitivement ?


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