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Vols, trafic de drogues, cambriolages, violence... Le nombre de délits en forte baisse sur la Côte d'Azur depuis le confinement

Mis à jour le 25/03/2020 à 08:58 Publié le 25/03/2020 à 08:56
Gendarmes et policiers multiplient le contrôle des autorisations de déplacement sur tout le département. Les plaintes ont baissé de 80% dans les Alpes-Maritimes.

Gendarmes et policiers multiplient le contrôle des autorisations de déplacement sur tout le département. Les plaintes ont baissé de 80% dans les Alpes-Maritimes. Photo F. V

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Vols, trafic de drogues, cambriolages, violence... Le nombre de délits en forte baisse sur la Côte d'Azur depuis le confinement

L’omniprésence des forces de l’ordre conjuguée à la limitation des déplacements entraîne une chute sans précédent de la délinquance dans les Alpes-Maritimes. Mais la vigilance est de mise

En matière de baisse de la délinquance, le mois de mars 2020 risque de faire date dans les annales de la gendarmerie et de la police.

Hormis les infractions liées aux attestations de déplacement, quelques ivresses sur la voie publique, des tapages nocturnes, des violences intrafamiliales... la chute du nombre de plaintes est spectaculaire. De l’ordre de 80 % selon la direction de la sécurité publique des Alpes-Maritimes.

Autrement dit, le commissariat Foch, à Nice, qui peut enregistrer une centaine de plaintes par jour, en constate moins de vingt actuellement.

Les forces de l’ordre peuvent donc veiller au respect du confinement sans avoir à courir après les malfaiteurs. « Il y a cinq à six gardes à vue par jour, contre une vingtaine habituellement », confirme Xavier Bonhomme, le procureur de la République de Nice qui parle de « baisse drastique ».

Le parquet a néanmoins constaté « des faits de violences intra familiales au début de la période de confinement ». Le phénomène semble s’estomper mais chacun redoute une recrudescence au fil des jours.

Jets de pierres, rébellions

Sur le rôle du tribunal correctionnel de Nice ce mercredi figureront deux frères, qui, à Nice-Nord, ont lancé des pierres sur une voiture de police. Ils seront jugés en comparution immédiate mais à huis clos.

Les autres prévenus sont essentiellement des personnes en détention provisoire qui demandent à être remises en liberté. Avec des fortunes diverses.

« Il ne faut pas croire que la justice libère à tour de bras », observe Me Verrier, qui pilote le groupe de défense pénale. Pas de pickpockets (il y a trop peu de monde dans les transports en commun), ni de cambrioleurs, une catégorie de délinquants très présente habituellement. Un détenu qui, avec quelques autres, a refusé de regagner sa cellule dimanche à la prison de Nice, comparaîtra, lui pour avoir menacé des surveillants. Il était libérable ce mercredi !

A Grasse, un individu a craché sur un gendarme de Mandelieu en lui disant qu’il avait le coronavirus. Il sera lui aussi jugé en comparution immédiate.

Quant aux aigrefins qui tentent de profiter de l’épidémie pour monter des escroqueries (cagnottes bidon, désinfection d’appartement, vente de formulaire pour les déplacements dérogatoires...), il n’y a pas eu de cas, pour l’instant, à la connaissance de la justice locale.

Le trafic de drogue perturbé

Comme toute activité commerciale, le trafic de stupéfiants est au ralenti. Difficulté d’approvisionnement, raréfaction des clients. Une incongruité pourtant : deux Italiens sont actuellement en garde à vue pour être entrés en France avec 30 kg d’herbe de cannabis.

Un déploiement tous azimuts

Cent mille gendarmes et policiers sont déployés en France depuis le début du confinement. En gendarmerie, les permissions ont été suspendues.

« Les brigades de recherche, qui ont mis entre parenthèses leurs enquêtes au long cours, sont également sur le terrain à contrôler les flux », indique le colonel Boualam.

Même mobilisation chez les policiers qui sont épargnés, pour l’instant, par le coronavirus. Pour faire respecter le couvre-feu, des CRS de Grenoble sont actuellement en renfort dans le quartier des Moulins à Nice. Et des services d’investigation de la sûreté départementale se sont recentrés sur la surveillance de zones sensibles.

Enquêtes au long court très ralenties

« Même si certains de mes enquêteurs poursuivent des écoutes téléphoniques depuis leur domicile, nous procéderons à des interpellations en temps utile. Pour l’instant tout est figé », confie un commissaire de la PJ.

Et inutile de faire du zèle puisque la chaîne pénale est, elle aussi, quasiment à l’arrêt. « Dans le cadre de la direction de la police judiciaire (...) la priorité sera donnée aux enquêtes de flagrance présentant un fort enjeu en termes d’ordre public », est-il indiqué dans une circulaire rédigée ce week-end par le ministère de la Justice.

Le texte souligne qu’il conviendra « de limiter les interpellations » aux situations « d’urgence ou de gravité justifiant un traitement diligent. »

Les juges d’instruction sont aussi priés « de différer les interpellations ne présentant pas de caractère d’urgence ». En revanche, si un crime est commis, la PJ, ou les SR ou les BR de la gendarmerie, sont capables H24 de mobiliser des équipes.

Incitation de porter plainte en ligne

Pour limiter les déplacements et les contacts dans les commissariats, les citoyens sont incités à utiliser les téléservices du ministère de l’Intérieur.

Un dispositif de prise en charge à distance des victimes existe. Bien utile en ces temps de confinement.

Exemple : vous souhaitez déposer une pré-plainte pour une atteinte aux biens : vous devez aller à l’adresse pre-plainte-enligne.gouv.fr

Vous souhaitez signaler des violences sexuelles : www service-public.fr/cmi


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