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Violences devant le lycée à Cagnes: "C’est un guet-apens", affirme la grand-mère d'une victime

En octobre, une « pluie de coups » s’est abattue aux abords de l’établissement Escoffier. La grand-mère d’une des victimes, lycéen de 17 ans à Renoir, témoigne. Un professeur aussi.

Sahra Laurent et Jean Stierlé Publié le 26/11/2021 à 08:15, mis à jour le 25/11/2021 à 22:52
Le 22 octobre, une rixe a éclaté. "Un guet-apens", insiste la grand-mère d’une des victimes: un élève du lycée Renoir (ici en 2018). L’affaire a été jugée mardi au tribunal de Grasse. Pas moins de 30 jours d’ITT pour l’un des jeunes hommes. Photo Eric Ottino

Au téléphone, sa voix oscille entre colère et émotion. C’est une grand-mère qui parle. Son petit-fils, lycéen à Renoir, fait partie des trois victimes d’une bagarre générale qui s’est déroulée devant le lycée Escoffier à Cagnes-sur-Mer, le 22 octobre. "Ce n’est pas une bagarre, pas une rixe! C’est un guet-apens", martèle, au bout du fil, la mamie.

"Escalade de violence"

L’enquête a été longue et l’affaire a été jugée au tribunal ce mardi [lire ci-dessous]. Un jeune homme de 18 ans d’Orléans a été condamné à un an de prison dont six mois avec sursis. L’émotion reste vive.

Le maire de Cagnes-sur-Mer s’est saisi du dossier en recevant les parents des victimes.

"Je suis très vigilant sur les problèmes de sécurité. Quand j’ai appris, qu’il y avait eu une bagarre pour les beaux yeux d’une jeune fille, j’ai convoqué les parents et j’ai voulu que l’on m’explique. On ne laisse rien passer et nous sommes vigilants. À Cagnes-sur-Mer, on a 240 caméras qui tournent 24h/24. Il n’est pas question d’accepter les rixes ou les bagarres. Il est essentiel d’être proche des victimes et faire passer le message : nous n’acceptons pas cela."

 

"mon petit-fils de 17 ans s’est retrouvé dans le coma"

Et, pour la grand-mère, après la peur – "mon petit-fils de 17 ans s’est retrouvé dans le coma. Les pompiers ont eu peur parce qu’il n’arrivait pas à le réanimer" – vient le temps de témoigner. "Un des amis de mon petit-fils a donné rendez-vous devant Escoffier, juste pour s’expliquer. Rien de plus. Et là, dix-sept personnes – qui n’étaient pas toutes mineures – sont arrivées. Mon petit-fils et ses deux copains ont été massacrés!", raconte Valérie (1).

Qui reste très discrète sur les motifs de départ de ces coups.

La Direction départementale de la sécurité publique évoque "un différend au sujet de la petite amie [d’un] des jeunes hommes." Une information formulée également lors de l’audience de mardi et confirmée par le maire de Cagnes-sur-Mer.

Les actes de violence aux abords des établissements cagnois ne sont "pas une nouveauté", de l’avis d’un professeur cagnois, qui souhaite préserver son anonymat. "Que ce soit entre élèves d’un même lycée, entre deux établissements ou même avec des extérieurs, des gens qui ne sont ni élèves à Renoir ou Escoffier: il y a régulièrement des tensions." Et de pointer du doigt une "probable escalade de la violence. En l’occurrence, dans cette histoire, on parle d’un coup-de-poing américain, d’une pluie de coups et des traumatismes très graves pour les victimes…"

1. Son prénom a été modifié, à sa demande, pour préserver son anonymat.

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