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Vidéoprotection: plus de 600 caméras implantées à Monaco

Mis à jour le 10/04/2015 à 08:16 Publié le 10/04/2015 à 08:15
Les policiers peuvent assister en direct à des accidents de la circulation et envoyer immédiatement les secours sur place.

Les policiers peuvent assister en direct à des accidents de la circulation et envoyer immédiatement les secours sur place. Cyril Dodergny

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Vidéoprotection: plus de 600 caméras implantées à Monaco

La Principauté est quadrillée par la vidéoprotection. Les premiers appareils sont apparus il y a plus de trente ans. Aujourd’hui, l’outil est précieux, notamment pour le travail des enquêteurs

La Principauté est quadrillée par la vidéoprotection. Les premiers appareils sont apparus il y a plus de trente ans. Aujourd’hui, l’outil est précieux, notamment pour le travail des enquêteurs

Plus de 600 caméras scrutent les rues, passages et galeries monégasques. Un chiffre conséquent rapporté aux 2,2 km² du territoire. Mais le phénomène n'est pas nouveau.

Les premières ont été installées en 1982. Il y en avait sept, au début. Désormais, c'est toute une armée d'appareils qui veillent sur la quiétude des habitants et des personnes de passage en Principauté.

«Le système de vidéoprotection fait partie intégrante de la politique du gouvernement princier en matière de sécurité. Grâce à cela, les résidents se sentent protégés, commentait Paul Masseron, conseiller pour l'Intérieur, avant son départ du gouvernement. La population n'a jamais été réticente à l'égard de ce dispositif technique. Bien au contraire, il arrive que des habitants écrivent pour solliciter l'installation de nouvelles caméras à proximité de leur domicile.»

On les oublie

Pourtant, à l'inverse de ce qui peut exister en France, les images ne se brouillent pas lorsqu'elles montrent des lieux privés tels que les façades des immeubles et les balcons.

De toute façon, les agents qui scrutent les retransmissions depuis le poste de commandement et des transmissions opérationnelles (PCTO) ont déjà fort à faire pour observer l'ensemble du mur d'images qui retransmet en direct l'activité dans les quartiers.

De plus, les mouvements des caméras sont enregistrés. Ainsi, si une personne indélicate tentait d'observer des faits et gestes relevant de l'intimité, elle serait automatiquement repérée. Une situation qui ne s'est jamais produite.

D'ailleurs, il suffit d'observer le comportement des passants pour s'apercevoir qu'ils oublient totalement la présence des caméras. Surtout dans les lieux tels que les ascenseurs.

Comme ils oublient qu'ils sont filmés, les gens se lâchent. On en voit certains se curer le nez, chanter ou même danser ! Cela donne parfois des situations cocasses.

Mais de la même manière, les policiers peuvent assister en direct à des accidents de la circulation et ainsi envoyer immédiatement les secours sur place. Quelques minutes de gagnées qui peuvent parfois faire la différence.

En trente ans, les engins ont fleuri dans tous les quartiers de la Principauté, sauf à Monaco-Ville. Mais qu'on se rassure, le Palais est bien gardé par les carabiniers et les agents de la Sûreté publique.

Images effacées après douze jours

Des agents se relaient jour et nuit pour visionner les écrans du PCTO situé au commissariat de la rue Louis-Notari.

«Ce sont tous des policiers qui ont une expérience de la voie publique», précise Régis Asso, le directeur de la Sûreté publique. Ils connaissent donc la topographie des lieux et peuvent guider plus facilement les patrouilles sur place.

La collaboration est totale entre le central et les équipages. Ils peuvent communiquer et donc gagner en efficacité.

«Dès qu'un appel est reçu à la direction de la Sûreté, les fonctionnaires de ce service essentiel s'appuient sur le système de vidéoprotection pour diriger en temps réel les interventions sur le terrain.»

L'ensemble des images enregistrées sont écrasées au bout de douze jours, sauf si elles sont utilisées dans le cadre d'une enquête. Car la vidéoprotection est utilisée très largement par les inspecteurs.

Lorsqu'une plainte est enregistrée, les films peuvent servir de preuves et laissent souvent entrevoir une multitude d'indices.

Aujourd'hui, les caméras font partie du quotidien, à tel point qu'il serait impensable de faire machine arrière. Ce qui n'est évidemment pas envisagé.


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