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Vers une réorganisation efficiente de la Sûreté

Mis à jour le 20/01/2017 à 05:06 Publié le 20/01/2017 à 05:06
Le prince Albert II et Richard Marangoni ont aussi évoqué les attentats commis en 2016.

Le prince Albert II et Richard Marangoni ont aussi évoqué les attentats commis en 2016. Cyril Dodergny

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Vers une réorganisation efficiente de la Sûreté

Le directeur de la police monégasque a livré hier ses réflexions sur la sécurité publique en Principauté, et dévoilé un projet « Sûreté publique 2020 »

Les comportements humains sont de plus en plus violents. » Cette réalité est au cœur de la réflexion sur le devenir du métier de policier de Richard Marangoni, le directeur de la Sûreté publique. Il a développé sa pensée, hier, en présentant ses vœux, devant le prince Albert II et de nombreuses autres personnalités (1).

Richard Marangoni évoque notamment le futur de la Sûreté publique. Il souligne la « nécessité d'une réorganisation efficiente » de la police monégasque, qui passera par un projet « Sûreté publique 2020 ». « Certes, nos fondamentaux sont bons et les résultats de ces dernières années l'attestent. » Mais « vivre uniquement sur nos acquis amoindrirait fortement notre maîtrise de la délinquance ».

« Adaptation permanente »

Derrière ce projet, il y a plusieurs constats. « Depuis presque quatre ans, la Sûreté publique a dû faire face à un accroissement sans précédent de ses missions », expose Richard Marangoni. Et « si les statistiques en matière de délinquance générale peuvent apparaître, depuis des années, comme satisfaisantes, l'analyse conjoncturelle en est toutefois paradoxale », explique-t-il.

D'abord car les services doivent faire face à « une criminalité traditionnelle à la fois de plus en plus pressante, importante et ingénieuse ». Ce qui exige « une adaptation permanente » et un « emploi toujours plus fort des personnels ».

Ensuite car « de nouvelles formes de délinquance pourraient menacer demain la Principauté ». Il pense à « la criminalité organisée, issue d'anciens pays constituant le bloc de l'Est, qui devient itinérante ». Et aux « tragiques événements internationaux » qui « nous ont amené à adopter un certain nombre de mesures de sécurité exceptionnelles, en fonction de la nature des manifestations ».

Le projet se composera de deux phases. D'abord, une réorganisation des cinq divisions qui composent la Sûreté publique. Il faudra « optimiser leur productivité » mais « sans augmentation d'effectifs », précise Richard Marangoni.

« Le risque zéro n'existe pas »

Ensuite, la seconde phase « consistera, nécessairement, en un accroissement des moyens et des personnels, qui a déjà été en partie anticipé par une augmentation d'effectifs sur le budget primitif 2017 ».

La présence policière sur la voie publique sera renforcée. Et certains services qui « connaissent et connaîtront une importance stratégique majeure » ont déjà été développés : police scientifique, cybercriminalité…

Richard Marangoni évoque, aussi, plusieurs autres points clés. La poursuite de la formation de fonctionnaires monégasques par les services français d'élite, comme le Raid ou la Sous-direction antiterroriste. Ou la coopération internationale, « avec la création d'une section entièrement dédiée à cette tâche » et le « renforcement et la montée en puissance » de la Section des informations générales, des études et du renseignement - il a d'ailleurs souligné l'« excellence des relations » avec les services français.

Ce projet est « ma priorité », conclut-il. En rappelant l'une des règles fondamentales du maintien de l'ordre : « Le risque zéro n'existe pas. »


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