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Une séparation difficile, des "cris stridents et de détresse"... Les précisions du procureur à propos de la disparition de Delphine Jubillar dans le Tarn

Lors d'une conférence de presse, vendredi 18 juin, le procureur de Toulouse a donné quelques précisions sur les avancées de l'enquête qui entoure la disparition de Delphine Jubillar, dans le Tarn en décembre 2020.

La rédaction Publié le 18/06/2021 à 18:03, mis à jour le 18/06/2021 à 18:08
Delphine Jubillar n'a plus donné signe de vie depuis un mois. Photo Facebook DR

Cédric Jubillar a été mis en examen et incarcéré vendredi 18 juin à Toulouse dans le cadre de l'enquête sur la disparition il y a six mois de son épouse Delphine Jubillar, une infirmière de 33 ans, a annoncé le procureur de Toulouse Dominique Alzéari. "La mère et le beau-père de C. Jubillar ont été libérés sans charge" à ce stade, a précisé le procureur de Toulouse

Au cours d'une conférence de presse, ce vendredi 18 juin, il a donné quelques précisions sur les avancées de l'enquête. Une enquête longue de six mois sur laquelle, les enquêteurs et la justice n'ont pas communiqué afin de "préserver la sérénité des investigations", a expliqué le procureur en préambule. 

"Il a été mis en examen pour homicide volontaire par conjoint et vient d’être place sous mandat de dépôt. (…) M. Jubillar conteste son implication dans cette affaire", a déclaré le procureur lors de cette conférence de presse. Selon lui, cette "disparition ne peut être considérée comme volontaire (...) La thèse de la chute et de l'accident a été évacuée grâce aux battues et aux ratissages" des différents secteurs", a-t-il dit. 

Delphine Jubillar avait pour projet de quitter son mari 

Lors de la garde à vue, les explications de Cédric Jubillar étaient "évolutives, pour ne pas dire contradictoires". Au sein du couple, rien n'allait plus, selon le procureur: "contrairement à ce qui a été dit, le contexte de séparation du couple était très conflictuel". Et de pointer des "déclarations mensongères" de Cédric Jubillar sur l'état des relations au sein du couple. 

 

Ce dernier a expliqué que Delphine Jubillar "avait le projet de quitter définitivement le domicile et de s'installer avec un autre homme", selon le procureur de Toulouse. "Son projet de vie nouveau lui tenait à cœur et avait déjà décidé de quitter son époux, en engageant une procédure de divorce", a-t-il précisé. Elle n'avait donc "aucune raison objective de partir dans ces conditions". 

Un homme qui "pouvait se montrer brutal, grossier..."

Autre point important de cette affaire, le procureur a raconté qu'à l'arrivée des gendarmes, au domicile du couple, la nuit de la disparition du couple, à 4h50 du matin, "ils trouvent M. Jubillar occupé à lancer une machine à laver, dans laquelle se trouve la couette  du lit sur lequel dormait Delphine Jubillar". "Un contexte pour le moins, incongru", relève-t-il. 

Deux voisines ont, à 23h07, "entendu des cris stridents et de détresse d'une femme" qui vont les interpeller mais elles ne pensent pas à appeler les gendarmes. "Ce sont des éléments acquis au dossier et auxquels M. Jubillar ne donne pas d'explications crédibles (...)", a relaté le procureur. De plus, l'enfant de 6 ans, dira au cours des interrogatoires, avoir entendu "une violente dispute entre ses parents" en se couchant, le soir de la disparition de la jeune femme, selon le procureur qui juge le témoignage de l'enfant, crédible.

 

Côté personnalité, le procureur a dépeint le portrait d'un homme qui "pouvait se montrer brutal, grossier, agressif, y compris avec ses enfants". Quelques jours après la disparition de son épouse, Cédric Jubillar avait pris part à une battue citoyenne réunissant un millier de personnes. Samedi 12 juin à Albi, il a participé à une marche en hommage à l’infirmière, organisée par ses collègues de la Clinique Claude-Bernard. Discrètement. 

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