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Un rucher probablement à l'origine du feu de forêt au Val

Mis à jour le 11/05/2014 à 16:24 Publié le 11/05/2014 à 14:31
Après avoir passé la nuit sur place, une centaine d'hommes et femmes ont veillé hier, sur le site pour éviter toute reprise. L'enquête de la gendarmerie privilégie une origine accidentelle.

Après avoir passé la nuit sur place, une centaine d'hommes et femmes ont veillé hier, sur le site pour éviter toute reprise. L'enquête de la gendarmerie privilégie une origine accidentelle. P.Z.

Un rucher probablement à l'origine du feu de forêt au Val

"Quinze hectares en cette période, on ne l'aurait pas cru..." Samedi, sur les pentes escarpées du vallon des Essartènes, où 90 hommes et femmes s'échinaient encore à noyer lisières et fumerolles, les sapeurs-pompiers, venus de tout le département, aspiraient surtout à un peu de repos, après avoir passé, pour certains, quinze heures sur place.

"Quinze hectares en cette période, on ne l'aurait pas cru..." Samedi, sur les pentes escarpées du vallon des Essartènes, où 90 hommes et femmes s'échinaient encore à noyer lisières et fumerolles, les sapeurs-pompiers, venus de tout le département, aspiraient surtout à un peu de repos, après avoir passé, pour certains, quinze heures sur place.

>> VIDEO. Feu de forêt au Val: 15 hectares ravagés

Alors que le retour du redouté mistral était annoncé dans l'après-midi, les hommes du feu ont mis les bouchées doubles toute la journée pour étouffer toute éventuelle reprise. Pas une mince affaire sur un site particulièrement difficile d'accès.

Mais en fin d'après-midi, la situation était stabilisée selon le lieutenant Gilardo, commandant les opérations sur place.« On a fait du bon boulot, on a noyé toute la journée… »

"Jauger les moyens humains et matériels"

La prudence restait tout de même de mise : « Ce soir [lire hier soir, Ndlr], le site restera sous surveillance, avec l'aide des CCFF du Val. Et ce dimanche, il restera aussi sous surveillance active ». Pour les sapeurs-pompiers varois, le feu du Val fait donc office de premier incendie d'importance de la saison.

« Chaque année, les premiers incendies, au printemps, nous permettent de nous jauger », confie ainsi un homme du feu, lance en main. « En général, on constate que les moyens humains sont prêts, et on voit les limites du matériel. Cette année ne fait pas exception à la règle… »

L'absence d'hélicoptères bombardiers d'eau a ainsi été cruellement ressentie sur ce « chantier » difficile. Il se murmure qu'un problème survenu dans un appel d'offres de ce marché public, revenu infructueux (1) expliquerait cette absence « dommageable, car on sait à quel point l'intervention des hélicos est précieuse sur ces terrains difficiles d'accès ».

Certains pompiers pointent aussi « des délais d'intervention des Canadair rallongés. Avec le silence assourdissant quant à l'hélicoptère de secours aux personnes Dragon 83, ça commence à faire beaucoup. On ne s'imagine pas passer l'été dans de telles conditions… »

Rappel des consignes de prudence

Certains tempèrent tout de même en précisant que « nous ne sommes pas en pleine saison, et qu'il est donc logique que l'ensemble des moyens et des hommes ne soient pas disponibles, que les dispositifs ne tournent pas encore à plein régime ».

Le triste spectacle du sinistre du Val incite aussi les services de secours à un « nécessaire rappel des règles de prudence quant à l'usage du feu, au débroussaillement préventif, etc. »

Hier, les gendarmes de la compagnie de Brignoles ont procédé sur place aux constatations visant à élucider les causes du sinistre.

Les enquêteurs privilégieraient à cette heure une piste accidentelle liée, peut-être, à la présence d'un rûcher à proximité immédiate du point de départ du feu.


1. Nous n'avons pu, samedi, nous faire confirmer cette information.


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