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Un retraité niçois sauvagement assassiné au Québec

Joachim et Arlette Aracil, 82 et 76 ans, étaient allés rendre visite à leur fille installée au Canada. Ils ont été agressés à l’arme blanche par l’un des pensionnaires de la résidence où ils logeaient.

La rédaction Publié le 27/07/2015 à 19:50, mis à jour le 27/07/2015 à 20:20
Un retraité niçois sauvagement assassiné au Québec
Joachim et Arlette Aracil, 82 et 76 ans, étaient allés rendre visite à leur fille installée au Canada. DR

Joachim et Arlette Aracil, 82 et 76 ans, étaient allés rendre visite à leur fille installée au Canada. Ils ont été agressés à l’arme blanche par l’un des pensionnaires de la résidence où ils logeaient. 

Joachim Aracil avait 82 ans. Le 22 juillet dernier ce retraité devait rentrer à Nice, après un mois passé au Canada, et retrouver ses amis du clos bouliste Laurentin. Il ne reverra pas ces terres azuréennes qui l’avaient adopté il y a 40 ans.

Cet ancien chauffeur des TN, les transports niçois, est mort. Il a été sauvagement assassiné par un Québequois de 41 ans.

 

Le suspect a également poignardé à plusieurs reprises l’épouse de Joachim qui se trouve toujours hospitalisée au Canada. L’auteur présumé des faits a quant à lui été incarcéré.

«Ma sœur était partie faire des courses»

Fin juin, Joachim et son épouse Arlette s’étaient envolés pour l’Amérique du Nord où leur fille, Christine, s’est installée il y a cinq ans. «Elle était juste sortie faire deux courses», souffle Robert, chef d’escale à Héli Air Monaco et membre de cette fratrie de quatre enfants.

C’était le 12 juillet à 20h10. Les Aracil occupaient un logement dans une résidence du quartier Saint-Sauveur à Québec qui leur avait été prêté par une amie de leur fille Christine. Le couple d’Azuréens ignorait sans doute que cette structure coopérative a pour politique d’accueillir des pensionnaires souffrant de troubles mentaux.

 

L’un d’entre eux, Sylvain Fournier, était manifestement en crise ce soir-là. «Il n’arrêtait pas de faire du bruit, du tapage dans la cour, rapporte Robert, le fils de la victime. Des voisins lui ont crié de se taire. Il n’a pas supporté. Il est monté par l’escalier de secours. Ma mère avait laissé la porte-fenêtre de la cuisine. Il est entré...»

Sylvain Fournier poignarde alors à mort Joachim Aracil avant de s’en prendre à Arlette: «Ma mère a eu un poumon perforé. Elle a eu le cou et le bras entaillés. Elle est restée plusieurs jours dans un état critique. Ils l’ont opérée trois fois», rapporte Robert Aracil.

Cette azuréenne de 76 ans n’a toujours pas pu regagner son foyer niçois. Elle se trouve toujours hospitalisée au Canada. Et ses blessures ne sont pas que physiques.

Incarcéré pour «assassinat»

«Elle a assisté à toute la scène. Psychologiquement elle a vécu une horreur, confie son fils également sous le choc: «Mon père souffrait du cœur, il avait 82 ans. Bien sûr, un accident pouvait arriver. Mais, jamais je n’aurais imaginé une chose pareille, un crime aussi terrible. Mes parents n’avaient rien demandé à personne. Ils voulaient juste voir leur fille et leurs petits enfants...»

 

L’extrême violence dont ce couple d’Azuréens a été victime ne semble répondre à aucun mobile, pas même crapuleux. La pure folie ne suffirait même pas à l’expliquer.

En dépit des troubles mentaux dont il souffre, Sylvain Fournier, l’auteur présumé des faits, a été considéré comme responsable de ses actes par les experts qui l’ont examiné. La justice canadienne a donc décidé de le poursuivre pour «assassinat», ce qui implique que le meurtre était prémédité.

Cet homme de 41 ans, arrêté par la police sur les lieux de son crime, a depuis été incarcéré. Il était déjà connu de la justice de son pays pour des faits qui se sont déroulés il y a près de 10 ans. «Il semblerait qu’il avait alors tenté de tuer sa propre mère», souffle Robert Aracil.

Un retraité niçois sauvagement assassiné au Québec
Joachim et Arlette Aracil, 82 et 76 ans, étaient allés rendre visite à leur fille installée au Canada. DR.

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