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Un restaurateur contrôlé avec un taux d'alcoolémie 5 fois supérieur à la limite autorisée (et son excuse est plus que surprenante)

Mis à jour le 24/12/2018 à 09:58 Publié le 24/12/2018 à 09:58
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Illustration Photo N-M

Un restaurateur contrôlé avec un taux d'alcoolémie 5 fois supérieur à la limite autorisée (et son excuse est plus que surprenante)

Les métiers de la restauration inciteraient-ils à la boisson? L'audience de flagrance a révélé une certaine vulnérabilité de la profession aux risques d'ivresse avec la comparution d'un restaurateur de Castellar menotté dans le box.

Pression de la rentabilité? Obsession de la notoriété? Décompression? Un samedi, un quadragénaire s'était mis au volant de son véhicule avec une alcoolémie de 1,24 mg par litre d'air expiré. Les multiples verres de vin et de vodkas consommés au Solenzara, au Flashman et à La Rascasse perturbaient sérieusement les neurones du conducteur.

Vers 3h40, il prenait à contresens la circulation sur la place du Casino. Évidemment, les policiers veillaient! Le président Florestan Bellinzona est effaré à l'annonce du chiffre.

"Bien souvent on roule sous la table avant d'atteindre cette limite"

"Rendez-vous compte, vous aviez plus de cinq fois le taux autorisé. Comment pouviez-vous penser une seule seconde être en état de conduire. Bien souvent on roule sous la table avant d'atteindre cette limite. Et vous avez déjà été condamné en 2012 pour une infraction identique…"

Le prévenu est un peu mal à l'aise. Il rejette la responsabilité sur une rencontre entre amis.
"On a bu. Pas mal. Arrivé au Casino j'ai fait n'importe quoi. Pourtant je n'ai pas l'habitude de boire… J'ai compris mon erreur."

Il n'y a pas de doute pour le premier substitut Cyrielle Colle: "Monsieur est un réel danger. Il a dû boire beaucoup. Heureusement qu'il était tard dans la nuit et peu de personne sur cette place habituellement très fréquentée. À partir de l'instant où vous recommencez, vous n'êtes plus accessible au sursis. Un mois pour le délit et deux amendes de 150 euros pour la circulation en sens interdit et le franchissement de la ligne continue."

La défense rappellera que le prévenu ne conteste pas les faits. "Mon client est dans une situation difficile, avance Me Stephan Pastor. Il travaille sans compter ses heures. Car il s'investit à 200% afin de développer son activité de restaurateur. À cette audience, traitez-le de manière à lui faire comprendre la gravité des faits sans l'accabler. N'oubliez pas, il est toujours éligible au sursis, car les faits datent de plus de cinq ans. Une peine ferme aurait des conséquences négatives et pourrait compromettre sa vie professionnelle…"

Le tribunal a privilégié l'image d'une personne qui n'a pas mesuré son absorption boisson. Il a condamné l'intempérant à une peine de deux mois d'emprisonnement assortie du sursis et deux amendes à 150 euros. Sans oublier la mise en garde du président: "C'est votre dernière chance. Si vous comparaissez à nouveau avec deux sursis, on ne sera plus aussi clément."


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