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Un mois avec sursis pour le vol d'une pochette au Casino de Monte-Carlo

Mis à jour le 17/05/2012 à 09:26 Publié le 17/05/2012 à 09:23
Le vol s'est déroulé sous «l'œil» des caméras.

Le vol s'est déroulé sous «l'œil» des caméras. Eric Dulière

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Un mois avec sursis pour le vol d'une pochette au Casino de Monte-Carlo

Un retraité italien a subtilisé un portefeuille aux machines à sous, contenant des centaines d’euros

Un retraité italien a subtilisé un portefeuille aux machines à sous, contenant des centaines d’euros

L'oubli fait le malheur des uns et des autres, si l'on se réfère à la dernière audience du tribunal correctionnel. Petro D. (1) l'aura appris à ses dépens en comparaissant devant les magistrats monégasques. La justice reproche à cet Italien de soixante-cinq ans, retraité et résident en Principauté, d'avoir frauduleusement soustrait un portefeuille dans l'enceinte du Casino de Monte-Carlo, dans la nuit du 24 au 25 mars 2012.

Croyait-il jouir d'une impunité totale ? C'est bien mal connaître les « yeux vidéos » de la panoplie sécuritaire du célèbre établissement de jeux qui « épient » tous les mouvements.

« Une femme jouait aux machines à sous ce soir-là, a raconté la présidente Stéphanie Vikström (2). Plus tard, elle s'est rendu compte d'avoir oublié sa pochette sur la table. Il y avait à l'intérieur cartes de crédit, d'identité, 400 €... Elle fait part de sa mésaventure aux agents de la sécurité qui visionnent aussitôt les enregistrements... »

Qu'observent-ils ? « Le prévenu, avec son entourage,a poursuivi la présidente, s'est rapproché de la pochette et la glisse dans le sac d'une amie accompagnée d'une troisième personne. Puis ils sortent et se partagent l'argent en jetant les documents dans une corbeille. Monsieur, vous n'avez pas eu le réflexe d'un honnête homme ! A soixante-cinq ans, qu'est-ce qui vous est passé par la tête ? Aviez-vous des ennuis d'argent ? »

Petro D., tout penaud, a reconnu avoir « honte d'un tel geste. Mais il y avait seulement 250 € dans le portefeuille et j'ai gardé 50 €... »La présidente lui a alors rappelé tous les tracas administratifs occasionnés à la victime. C'est d'ailleurs le thème soulevé par Me Alexis Marquet, pour la partie civile. « Que de soucis pour cette personne pour payer son billet d'avion et retourner dans le Nord. Cette affaire a pourri son séjour à Monaco. Certes, le prévenu a renvoyé un chèque de 250 € avec des excuses. Mais je demande une somme de 1 000 € pour dommages et intérêts. »

Le procureur Michaël Bonnet rappellera les faits en mettant en exergue la responsabilité du prévenu. « C'est bien lui, à l'abri des regards, qui a compté et distribué les billets. Puis, il revient jouer son butin. C'est un numéro qui semble bien rodé. Un mois d'emprisonnement avec sursis. »

Vol d'opportunité ?

Enfin, la défense de Me Hervé Campana réclamera l'indulgence. « C'est un vol d'opportunité. Mon client est bouleversé, honteux. Il a dédommagé la victime qui n'a jamais encaissé le chèque de 250 €. Et elle n'a adressé aucun courrier. Mais en guise de réponse elle envoie un conseil. Je ne comprends pas bien, d'autant que nous n'avons aucune preuve de retrait bancaire... » Décision du tribunal : un mois d'emprisonnement avec sursis et 1 000 € alloués à la partie civile. Pour que cet oubli se transforme en palimpseste.

 

1. Le prénom a été modifié afin de préserver l'anonymat du prévenu.

2. M. Florestan Bellinzona et Mme Emmanuelle Casini-Bachelet, assesseurs.


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