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Un Mentonnais mord un agent et fracasse le visage d'un autre

Mis à jour le 12/12/2017 à 05:21 Publié le 12/12/2017 à 05:21
« Vous avez carrément un problème avec l'alcool », a insisté le président.

« Vous avez carrément un problème avec l'alcool », a insisté le président. J.-F. Ottonello

Un Mentonnais mord un agent et fracasse le visage d'un autre

Les coups, quand ils vous arrivent, oh oui, ça fait mal… » La chanson du regretté Johnny Hallyday met en exergue la douleur ressentie par les policiers vendredi dernier.

Les coups, quand ils vous arrivent, oh oui, ça fait mal… » La chanson du regretté Johnny Hallyday met en exergue la douleur ressentie par les policiers vendredi dernier. Vers 15 heures, au niveau de la place d'Armes, ils ont su pourtant garder leur sang-froid devant un quadragénaire complètement saoul et incontrôlable. Quand ils interpellent ce Mentonnais, il est presque dans un état de démence dû à l'alcool.

Furibond, pendant son transfert dans les locaux de la Sûreté publique, l'individu ne se limite pas à un flot d'insultes. Il les menace de mort et se débat. Jusqu'à mordre un des agents au bras et lui laisser la marque des dents sur la peau. Quelle mâchoire d'acier pour transférer pareille empreinte sur l'épiderme malgré l'épais blouson d'hiver dont était vêtu le fonctionnaire.

Sonner pendant une quinzaine de secondes !

Judicieusement, les fonctionnaires décident de le conduire au CHPG pour lui administrer des calmants. Pourtant entravé et sous l'effet d'un médicament sédatif, afin d'éviter qu'il ne devienne plus dangereux encore, cet intérimaire plaquiste réussi à donner avec force un coup de pied en pleine figure d'un autre policier. Au point de le sonner pendant une quinzaine de secondes !

Un comportement aussi brutal devait se terminer devant le tribunal correctionnel à l'expiration de sa garde à vue.

Menotté et escorté par un large effectif de sécurité pour la procédure de flagrance, le prévenu, sa colère apaisée, est amnésique à l'audience. Malgré l'insistance du président Florestan Bellinzona, le détenu ne se souvient de rien… Pourtant, en consultant son casier judiciaire, le magistrat relève de nombreuses condamnations en France pour ivresse.

« Vous avez carrément un problème avec l'alcool », lance-t-il. Dans le box, l'intéressé le reconnaît sans commenter… « Vos cures de désintoxication successives, note le président, n'ont pas réussi à vous guérir de la boisson malgré les mises à l'épreuve. Certes, il faut avoir la volonté d'arrêter pour que le traitement thérapeutique fonctionne… »

Quatre mois de prison ferme et double amende

Les policiers, parties civiles, réclament 1 500 euros pour l'outragé, 3 000 euros pour chaque blessé. Sans en rajouter, le procureur général Jacques Dorémieux requiert quatre mois de prison ferme pour les deux délits, plus cinq jours supplémentaires pour la contravention. En défense, Me Raphaëlle Svara fera le maximum pour obtenir au moins une once de clémence. « Laissez-lui quand même une dernière chance avec une obligation de soins pour éviter de prolonger sa situation de dépendance à l'alcool… »

Le tribunal préférera suivre les réquisitions du ministère public. Il accordera 1 000 euros au policier insulté et 2 000 euros pour chacun des agents blessés.


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