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Un dealer en herbe perdu par sa comptabilité à Monaco

Mis à jour le 05/04/2013 à 08:45 Publié le 05/04/2013 à 07:04
Illustration tribunal correctionnel de Monaco
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Un dealer en herbe perdu par sa comptabilité à Monaco

Suite à un banal contrôle de nuit en 2010, un jeune dealer est identifié et soupçonné d'appartenir à un trafic de stupéfiants. Une enquête est alors ouverte.

Suite à un banal contrôle de nuit en 2010, un jeune dealer est identifié et soupçonné d'appartenir à un trafic de stupéfiants. Une enquête est alors ouverte.

C'est une petite affaire de drogue sans mule ni caïd. Avec un réseau à échelle locale où figurent un étudiant dealer à l'aube de sa majorité, et plusieurs consommateurs de cannabis. Pour faire la lumière sur ce dossier, le tribunal correctionnel a appelé à la barre Christophe, responsable de ce trafic de stupéfiants sur la Principauté et les communes limitrophes.

L'affaire a débuté par un banal contrôle de nuit sur le parking Bel-Air en novembre 2010. Les policiers trouvent ce jeune Monégasque en possession de « pétards » et de résine de cannabis. Une enquête est ouverte. Deux téléphones portables sont « épluchés ».

Des contacts, des dépenses ...

Les limiers de la Sûreté publique pensent aussitôt à un trafic en découvrant des messages synonymes de ventes. L'exploitation des données livre aussi des identités...

« Vous avez été perdu par vos notes sur les quantités à fournir et les noms de vos débiteurs, a démontré le président Cyril Bousseron*.

Vous achetiez et revendiez la drogue.

Mais vous contestez des profits ! Vous dépensiez quelque 1.500 € par mois, avec des achats de 20 € à 50 € par jour. Vous aviez un budget conséquent... D'où venait l'argent ? »

Une explication peu crédible

Le prévenu, à qui on aurait donné le Bon Dieu sans confession, a répondu :« Ce sont mes parents... » Au président de poursuivre :« Votre activité va s'étendre du lendemain de votre majorité jusqu'à votre interpellation neuf mois plus tard... Pourtant le cannabis est un produit dont la dépendance est psychologique… »

Christophe acquiescera... Ce n'est pas suffisant pour le procureur Michaël Bonnet. « Avec sa récolte de fonds, comment croire qu'il n'en tire aucun avantage ? Il a deux portables où il tient ses comptes et ses transactions. Il est connu des consommateurs pour trouver du cannabis à toute heure pour les approvisionner… Six mois avec sursis, 2.000d'amende et la confiscation des pièces. »

Pour Me Charles Lécuyer, son client « a livré des informations. Seules six personnes l'ont sollicité... Il n'a fait aucun profit. À plusieurs reprises les transactions n'ont pas abouti. C'est une erreur de jeunesse. Aujourd'hui, il suit des cours d'informatique. Aidez-le. Préférez la liberté d'épreuve... »

Le tribunal acquiescera mais maintiendra cinq mois de prison avec sursis avec obligation de soins.

*Mlle Cyrielle Colle et Mme Aline Brousse, assesseurs.


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