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Tsunami au Japon : les onze pompiers se souviennent

Mis à jour le 10/03/2012 à 17:48 Publié le 10/03/2012 à 17:47
Les pompiers monégasques ont emmené avec eux du matériel notamment des compteurs Geiger et des appareils de transmission (de gauche à droite : Olivier Vitale, le caporal Laurent Audibert et le caporal Philippe Segura).

Les pompiers monégasques ont emmené avec eux du matériel notamment des compteurs Geiger et des appareils de transmission (de gauche à droite : Olivier Vitale, le caporal Laurent Audibert et le caporal Philippe Segura). Olivier Ogéron

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Tsunami au Japon : les onze pompiers se souviennent

Ils font l’actu Il y a un an, le Japon était dévasté par un séisme. Les professionnels des casernes de la Condamine et de Fontvieille s’étaient rendus sur place du 12 au 29 mars pour prêter main-forte

Toutest allé très vite. Le tremblement de terre a eu lieu le vendredi au Japon et nous partions le samedi matin. » C'était il y a tout juste un an. Alors que le pays du Soleil Levant venait de subir une catastrophe naturelle sans précédent, les autorités monégasques décident de proposer leur aide.

Sitôt la consigne princière reçue par le lieutenant-colonel Tony Varo, chef de corps des sapeurs-pompiers de la Principauté, ce dernier s'est attaché à constituer une équipe placée sous le commandement du capitaine Eric Niel. « Il fallait prendre en compte les congés et la nécessité de garder un effectif suffisant pour assurer les missions à Monaco, commente ce dernier. Nous étions onze à partir, tous formés au sauvetage et déblaiement avec, en plus, une qualification pour les risques bactériologiques et nucléaires.»

Le détachement a d'abord rejoint l'UISC7 (Unité d'instruction et d'intervention de la sécurité civile) de Brignoles pour se rallier au détachement français.

L'angoisse des familles

Arrivés à Tokyo, ils ont reçu leur mission de l'ambassadeur de France sur place. Direction la préfecture de Sendaï pour porter secours et rechercher les victimes.

« Là-bas nous avons finalement peu côtoyé la population car elle avait été évacuée. Comme cela faisait trois jours que le tsunami avait eu lieu et vu sa violence, nous n'avons pas retrouvé de personnes vivantes. C'est peut-être ce qui était le plus frustrant », confie le capitaine Niel.

Sur place, il leur faut gérer la fatigue, le froid mais aussi le stress. Le leur et celui de leurs proches. « On n'avait pas trop d'inquiétudes sur place. Le souci était plus pour la famille», confesse le caporal Philippe Poirier. Les pères ont rassuré leurs progénitures avant de quitter la Côte d'Azur le 12 mars au petit matin. «Mes enfants avaient 8 et 4 ans, raconte le caporal Philippe Segura. Je leur ai expliqué ce que j'allais faire sans trop rentrer dans le détail.»

Le capitaine Niel, quant à lui, envoyait des textos pour rassurer autant son fils et sa fille (15 et 17 ans à l'époque) que son épouse.

Un peuple digne dans le malheur

« Nous portions sur nous des appareils de détection de radioactivité alors nous savions que nous n'étions pas en danger. Les choses devaient paraître beaucoup plus alarmantes par le biais de ce que voyaient nos proches à la télévision.»

Les pompiers monégasques avouent avoir été surpris par les Japonais. «Lorsque nous sommes descendus de l'avion à Tokyo, tout le monde s'est tu et ils nous ont salués. Ils se sont montrés très reconnaissants, constate le capitaine Niel. Des habitants nous ont offert à manger alors qu'ils n'avaient quasiment rien. C'est un peuple très digne dans le malheur.»

À leur retour, les sapeurs pompiers ont reçu l'écoute de spécialistes. Dans ce type de cas, une cellule psychologique est toujours mise en place. Un an après cette aventure humaine et professionnelle, les onze en retirent une expérience positive. Ils ont aussi prouvé la compétence des soldats du feu de la Principauté.


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