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Trente salariés du Columbus licenciés et « écœurés »

Après la dernière réunion de négociation avec leur direction ce vendredi, les salariés du Columbus, touchés par un plan de restructuration, n’ont rien obtenu. Les syndicats sont prêts à se mobiliser

Joëlle Deviras Publié le 29/03/2014 à 07:13, mis à jour le 31/03/2014 à 12:08
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Une délégation des salariés du Columbus hier midi, devant l'Inspection du travail. J.D.

Après la dernière réunion de négociation avec leur direction ce vendredi, les salariés du Columbus, touchés par un plan de restructuration, n’ont rien obtenu. Les syndicats sont prêts à se mobiliser

Nous sommes traités comme des chiens », lance Stéphane à la porte de l'Inspection du travail qui ne peut accueillir ni lui ni ses collègues avant lundi. Écœurés, défaits, les délégués du personnel du Columbus et délégués syndicaux ont « le sentiment d'être traités avec le plus grand des mépris ».

Après un mois (délai minimum légal) de négociation avec leur direction, ils affirment ne pas avoir avancé d'un iota dans le plan de restructuration établi par l'établissement et qui doit aboutir au licenciement de trente salariés lundi. « C'est un plan despote. »

 

Les syndicats prêts à se mobiliser

« Rien. Nous avons tenté de négocier durant trois heures, une dernière fois, avec notre direction. Notamment sur nos anuités de congédiement, sur les indemnités extralégales. Quasiment tout nous a été refusé. Nous demandions initialement trois mois de salaire d'indemnité par année de travail. Nous sommes passés à deux. Nous n'avons eu aucune contre-proposition. La direction a, paraît-il, transmis nos demandes aux frères Livingstone, propriétaires de l'établissement, qui ont refusé catégoriquement. »

D'un point de vue strictement légal, l'employeur est autorisé à ne verser que 20 % du salaire mensuel par année d'entreprise. Autant dire que pour les trente salariés concernés, c'est-à-dire toute l'équipe de cuisine, de salle et du bar du Columbus, percevant aussi des pourboires, la situation est difficile. Par ailleurs, les salariés considèrent que la restructuration du trois-étoiles ne justifie pas leur licenciement « car les documents comptables ne révèlent pas de problème particulier concernant l'exploration. Mais la direction a refusé la venue d'un expert-comptable mandaté par nos soins ».

Aux côtés des salariés, Olivier Cardot, membre du bureau fédéral de l'Union des syndicats de Monaco (USM), souligne qu'un rendez-vous avec l'Inspection du travail, impossible hier, aura lieu lundi à 14 h 30. Mais dès 11 heures, une assemblée générale est programmée avec le personnel.

« Les salariés pourraient rentrer en action dès lundi, souligne Olivier Cardot. Et des décisions pourraient être prises au sein des syndicats de l'hôtellerie afin de lutter contre ce plan et, de manière générale, contre la précarité dans la continuité de l'action de l'USM de lundi dernier. »

Le directeur du Columbus, Alexandre-Pierre Faidherbe, s'est engagé à s'exprimer lundi pour présenter sa version des choses.

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