"Tout a brûlé, mais on va rebondir", le témoignage poignant du patron dont l’entrepôt est parti en fumée à Guillaumes

Un incendie a ravagé un entrepôt de 800m2, ce mardi en milieu de journée, sur la commune de Guillaumes dans la haute vallée du Var.

Christophe Cirone Publié le 25/05/2021 à 21:15, mis à jour le 26/05/2021 à 06:08
Les sapeurs-pompiers ont éteint le sinistre à l’aide de trois lances. (Photo C.Sartor/Sdis 06)

Le garage de l’entreprise de travaux publics Pratico, situé quartier de la Ribière, s’est entièrement embrasé. Le sinistre n’a pas fait de victime.

C’est bien là l’essentiel aux yeux de Pierre-Jean Pratico. Il gère cette entreprise d’une vingtaine de salariés, créée par son grand-père en 1948 puis transmise par son père. "J’ai de la peine pour lui. C’est lui qui a construit ces hangars en béton armé. Et là, tout a brûlé..."

Deux employés déjeunaient au réfectoire quand ils ont vu surgir les fumées. Ils ont juste eu le temps d’évacuer et de donner l’alerte. "Mais les pompiers étaient déjà sur une autre intervention, témoigne Pierre-Jean Pratico. Le temps qu’ils arrivent, ça avait déjà brûlé - même s’ils sont arrivés de façon très massive."

Jusqu’à 28 sapeurs-pompiers ont lutté contre les flammes à l’aide de trois lances. Ils ont ainsi refroidi les cuves de solvants et d’essence. Mais ils n’ont rien pu faire pour tout le matériel stocké là. "On est une petite entreprise, mais on a beaucoup d’engins. Et on ne sait pas si le bâtiment pourra être maintenu", s’interroge Pierre-Jean Pratico.

 

"On va rebondir"

La famille Pratico avait déjà "tremblé pour notre dépôt" en avril 2020, quand un incendie s’était déclaré à ses portes. Ce nouveau sinistre ne l’a pas épargné. Il a fait retentir plusieurs explosions en s’attaquant aux bonbonnes de gaz. D’épaisses fumées se sont élevées dans le ciel, entre Guillaumes et Entraunes, dans ce que Pierre-Jean Pratico nomme "le pôle nord du département".

Ce mardi soir, l’entrepreneur s’efforçait de relativiser: "Ce qui s’est passé, c’est terrible. Mais j’ai connu pire dans ma vie." Quoi de pire que la perte d’un fils quelques mois plus tôt? Pourtant, Pierre-Jean Pratico refuse de s’apitoyer sur son sort. Et se montre combatif. "On va rebondir. Essayer de s’adapter. On n’aime pas être assistés. On va faire tout ce qu’on peut."

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