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Toujours aucune trace du meurtrier des Cévennes, en fuite depuis trois jours

Mis à jour le 14/05/2021 à 15:40 Publié le 14/05/2021 à 15:40
Des gendarmes engagés dans l'opération de recherche du double meurtrier des Cévennes, le 13 mai 2021 à  Saumane

Des gendarmes engagés dans l'opération de recherche du double meurtrier des Cévennes, le 13 mai 2021 à Saumane AFP / CLEMENT MAHOUDEAU

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Toujours aucune trace du meurtrier des Cévennes, en fuite depuis trois jours

Le double meurtrier des Cévennes, en fuite depuis trois jours et traqué par quelque 350 gendarmes, était toujours introuvable vendredi 14 mai à la mi-journée et aucune trace de sa présence n'a pu être relevée, a-t-on appris auprès des enquêteurs.

Si plusieurs signalements sont encore parvenus durant la nuit, dont certains "assez crédibles", les investigations sur le terrain n'ont finalement "rien donné" et les recherches étaient toujours en cours, a confirmé à l'AFP la porte-parole de la gendarmerie en Occitanie.

Engagés dans la traque du fugitif, les gendarmes sont toujours épaulés par des hélicoptères et des drones équipés de caméras thermiques ainsi que par neuf équipes cynophiles, dont trois composées de chiens Saint-Hubert, aux capacités olfactives de pistage supérieures.

De même deux cartographes étudient en permanence les images des drones pour détecter les modifications qui pourraient avoir été apportées par un homme de passage, comme un éboulement dans un pierrier par exemple.

Les gendarmes du Gard, renforcés par des collègues du GIGN de Paris et des antennes d'Orange et Toulouse, ainsi que par plusieurs escadrons de gendarmes mobiles d'Antibes, Roanne ou encore Dreux, ratissent une zone de 225 kilomètres carrés, un carré de 15 kilomètres de côté autour de la commune des Plantiers, là où Valentin Marcone a abattu son patron et un de ses collègues, mardi matin, dans la scierie du village où il est employé.

Un "loup solitaire"

Plus de trois jours après le drame, le profil du fugitif est de plus en plus précis et chaque jour plus inquiétant.

A priori armé d'un pistolet, sans doute celui avec lequel il a commis ses deux meurtres, et d'un fusil équipé d'une lunette de visée, cet homme de 29 ans, marié et père d'une fillette d'un an, serait ainsi un excellent tireur, même si ce n'était en fait pas un chasseur.

"Il faisait du tir sportif, mais jamais aucune participation à aucune chasse sur la commune, c'était un solitaire, pas quelqu'un de sociable", expliquait ainsi vendredi Claude Legrand, président des chasseurs des Plantiers et vice-président des chasseurs du Gard, aux journalistes.

"C'est un loup solitaire, (...) il veut jouer à Rambo (...) et il tire bien malheureusement. J'ai vu ses cibles et les impacts étaient bien placés", a-t-il ajouté.

Jeudi, un appel à témoins a été lancé par les enquêteurs, avec la photo du fuyard. Et son père a enregistré un message à sa destination, à l'initiative de la gendarmerie, pour l'appeler à se rendre.


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