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Suspicion de fermeture pour le site Borgwarner à Monaco: plus de 150 salariés menacés

Mis à jour le 30/01/2014 à 09:20 Publié le 29/01/2014 à 07:00
Les salariés de Borgwarner devraient tous quitter leur emploi d'ici à quinze mois.

Les salariés de Borgwarner devraient tous quitter leur emploi d'ici à quinze mois. J.D.

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Suspicion de fermeture pour le site Borgwarner à Monaco: plus de 150 salariés menacés

L’industrie automobile de Fontvieille, qui s’attend à être en déficit cette année, compte fermer ses portes d’ici quinze mois. Hier, les salariés manifestaient leur désarroi

L’industrie automobile de Fontvieille, qui s’attend à être en déficit cette année, compte fermer ses portes d’ici quinze mois. Hier, les salariés manifestaient leur désarroi

On veut se battre jusqu'au bout pour garder notre emploi. » Ce mardi, les salariés de l'industrie automobile Borgwarner débrayaient en milieu de journée après l'annonce, le matin même, de la fermeture de leur entreprise d'ici quinze mois.

Jafar Marzoughi, délégué du personnel et délégué syndical, technicien de maintenance, était aux côtés des quelque 153 salariés qui venaient d'apprendre la triste nouvelle. « La direction a prévu les indemnités légales pour nos départs ; soit 1/5 de salaire mensuel par année d'entreprise jusqu'à 10 ans d'ancienneté et 1/3 de salaire au-delà des 10 ans. C'est très peu. »De son côté, Philippe Willmann, directeur d'usine et administrateur-délégué, explique que « la note d'information distribuée ce mardi matin prévoit des modalités qui vont au-delà des dispositions légales. Des aides à la création d'entreprise et des accompagnements sont également envisagés. »

Les salariés qui voudraient poursuivre leur carrière avec le groupe Borgwarner seraient délocalisés - pour les sites les plus proches - à Tulle (Corrèze), en Italie, en Allemagne ou en Pologne…

Déficit prévu en 2014

Mais plutôt que de parler de chèques de départ, les salariés veulent encore croire à la pérennité de leur entreprise.« Début 2013, la direction avait annoncé aux délégués du personnel qu'elle prévoyait deux millions de déficit pour l'année,explique Jafar Marzoughi. On a fini avec plus d'un million de bénéfices. Le plan social n'est pas justifié. On veut des projets pour Monaco.»

Si la direction ne conteste pas le 1,9 million d'euros de bénéfice en 2013 (et un chiffre d'affaires de 64,4 millions d'euros), elle affirme que l'avenir se dessine mal. « On sait déjà que 2014 sera en déficit,souligne Philippe Willmann.L'entreprise aura à subir une baisse de production de 50 % en cinq ans. C'est pourquoi, plutôt qu'une restructuration profonde, le conseil d'administration a décidé, il y a une dizaine de jours, de fermer le site monégasque. »

Trouver de nouveaux marchés serait-il impossible ? « Dans l'automobile, le temps s'échelonne entre trois et quatre ans, explique Philippe Willmann. Or, nous n'avons pas de production en cours de développement. »

Le dernier produit de Borgwarner a sonné le glas de l'entreprise.« On y croyait beaucoup et on pensait produire un volume de 150 000 unités qui devait assurer notre pérennité, précise Philippe Willlmann.Mais les commandes n'ont pas été à la hauteur de nos espérances. »

Résultat : Borgwarner, qui a racheté Eaton en 2006, n'a pas l'intention de poursuivre sa production sur les 4 750 m2 qu'elle occupe dans l'immeuble privé Albu.

Pour les 153 salariés, auxquels s'ajoutent 11 CDD et 37 intérimaires, c'est la catastrophe.

 

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