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Sécurité routière dans la Roya : du bleu répressif

Mis à jour le 06/11/2017 à 05:13 Publié le 06/11/2017 à 05:13
Aucune vitesse excessive n'a été constatée pendant les deux heures de contrôle. Les appels de phare entre conducteurs ont sans doute permis cela...

Aucune vitesse excessive n'a été constatée pendant les deux heures de contrôle. Les appels de phare entre conducteurs ont sans doute permis cela... Cyril Dodergny

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Sécurité routière dans la Roya : du bleu répressif

Samedi matin, dix gendarmes ont mené un contrôle routier sur la RD6204, une portion départementale accidentogène. Bilan : une dizaine d'infractions constatées, pas plus...

La RD6204. Une route sinueuse, entre Tende et Breil-sur-Roya, réputée pour être le terrain de jeu de certains motards. Parmi les comportements à risques, nul ne peut ignorer le phénomène toujours d'actualité, du fameux « jeu du ticket de café » qui met en compétition des férus de vitesse entre Cuneo et Vintimille. Objectif : que le temps entre les deux cafés pris au départ et à l'arrivée soit le plus restreint possible.

Sur cette portion départementale, historiquement accidentogène, bon nombre d'incidents ont ainsi été recensés depuis le début de l'année. « La majorité des véhicules impliqués étaient des deux-roues », confirme le capitaine Laurent Evain, numéro 2 sur la zone gendarmerie. En mars dernier à Breil, un homme en scooter a perdu la vie. Sur une route similaire, au col de Brouis cet été, c'est un motard qui a malheureusement trouvé la mort.

Gendarme en civil pour repérer les infractions

Hier matin, les gendarmes de la compagnie de Menton et leurs homologues de l'escadron départemental de sécurité routière de Nice ont effectué un contrôle visant principalement les comportements à risques.

Dix uniformes, deux heures de répression pour trois points de contrôle : le parking des Eboulis, la gare de Breil-sur-Roya et le tunnel de Saorge. Des contrôles parfois inopinés. D'autres bien ciblés. Un gendarme en civil repère, en effet, les comportements suspects à bord d'un véhicule banalisé. Première alerte au talkie-walkie : un téléphone au volant. Arrêt immédiat à la gare. Carte grise et assurance du véhicule demandées. « Je regardais mon GPS (...) Je travaille, je n'ai jamais tué personne », se défend le conducteur. Malgré les excuses, pas de laxisme. « Le phénomène du téléphone au volant est en recrudescence. C'est 20 à 30 % de concentration en moins », assure le capitaine Evain.

Appels de phare répétés

Plus loin, peu avant Saorge, un Ukrainien est sanctionné pour la même infraction. Direction la gendarmerie de Breil-sur-Roya où il se voit délivrer une quittance afin de régler l'amende sur le champ. Au même moment, près du parking des Eboulis, ce sont deux lignes blanches franchies dangereusement par des usagers de la route, un brin pressés. Dès le premier quart d'heure de contrôle. Car après, peu ou pas d'infractions constatées. Une dizaine en tout, tout au plus. D'abord parce que le flux de voitures n'était, semble-t-il, pas si important que prévu. D'autre part, parce que l'uniforme bleu est vite repéré au milieu de la verdure. Les appels de phare se multiplient pour avertir les conducteurs d'en face. « C'est contre-productif, soupire le responsable du contrôle routier. Avec ça, les comportements ne changeront pas. Le contrevenant va freiner le temps de passer le barrage de gendarmerie. Et puis après, il reprendra… »

Problème dans la Roya : difficile pour les forces de l'ordre de multiplier les points de contrôle. Trop peu d'endroits pour stationner en toute sécurité.


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