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Rue Princesse Caroline à Monaco: vivement la fin des travaux

Depuis le mois de novembre, commerçants et restaurateurs de la rue Princesse Caroline vivent au rythme des marteaux-piqueurs. Une situation plus ou moins bien acceptée

Clarine Baudin Publié le 28/02/2014 à 13:40, mis à jour le 01/03/2014 à 13:48
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Après les travaux, tous les commerçants disposeront d'une terrasse accueillante en devanture de leur boutique. Eric Dulière

Depuis le mois de novembre, commerçants et restaurateurs de la rue Princesse Caroline vivent au rythme des marteaux-piqueurs. Une situation plus ou moins bien acceptée

Du bruit, de la poussière, moins de clients… Entre deux averses, les ouvriers du chantier de la rue Princesse Caroline s'affairent. Marteaux-piqueurs bien en main, ils défont le pavage de la piétonne, pour le remplacer par un autre, plus lumineux.

Derrière leur vitrine, les professionnels de la restauration et les commerçants de la rue regardent, impuissants, l'avancée des travaux. Impuissants, mais pas abattus. S'ils reconnaissent tous une perte de leur chiffre d'affaires, beaucoup restent cependant optimistes.

 

Ce chantier qui a débuté en novembre dernier, aussi pénalisant soit-il, est le prix à payer pour retrouver, bientôt, une rue plus dynamique et accueillante.

Du positif

« C'est un peu gênant, mais on le vit avec le sourire », entend-onà La Boule de Neige, boulangerie-pâtisserie. Michelle, sa propriétaire, n'est installée ici que depuis un an. Très optimiste, elle regarde plus loin, se dit que ces travaux en valent la peine. D'autant plus qu'ils « tombent au bon moment. C'est une période creuse, de toute façon. Et en plus, c'est les vacances ».

Aux Capucines, dans l'arrière-boutique, la bonne humeur règne aussi. Alain Latore, patron des lieux, l'admet : « C'est vrai qu'avec ce chantier, les personnes hésitent à s'engager dans la rue. Surtout les touristes. » Mais ce marchand de chaussures ne voit pas le chantier comme unique fautif de la désertion de la clientèle. « Une partie de nos pertes est aussi due au mauvais temps », estime-t-il.

Tout comme Michelle, il est certain que la nouvelle artère sera plus attractive. Mais aussi, plus sûre. « L'ancienne rue devenait dangereuse, elle avait mal vieilli, les gens trébuchaient… C'était casse-gueule. »

La restauration plus touchée

 

« On a perdu des couverts le midi, déplore Antonella Tallarico, propriétaire du restaurant La Cotoletteria. Le service du midi, c'est pourtant 70 % du chiffre d'affaires de la journée. » En cause, les nuisances sonores. Si les clients acceptent de les supporter le temps de leurs (rapides) emplettes, peu sont prêts à prendre leur pause déjeuner dans ce vacarme.

Un autre restaurateur de la rue, trop excédé pour accepter de témoigner, a déclaré ne même plus servir de cafés le matin. Pourquoi, alors, ouvrir à perte ? Certains professionnels de la restauration ont pris la décision de fermer quelques semaines. Le temps que tout se calme.

Offre numérique MM+

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