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Risque d'attentat : le CHPG apprend auprès des experts

Mis à jour le 24/04/2018 à 05:10 Publié le 24/04/2018 à 05:10

Frank Fernandes

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Risque d'attentat : le CHPG apprend auprès des experts

Une centaine de médecins et personnels soignants est venue assister à une soirée d'information sur la prise en charge des patients en cas d'action terroriste similaire au 14-Juillet 2016 à Nice

Gérer les hémorragies, les voies aériennes, les problèmes respiratoires, les états de choc et évacuer les victimes dans l'ordre… Plus la situation est critique, plus il faut des protocoles simples. » Eric Voiglio, médecin inspecteur de Santé publique à la direction de l'action sanitaire de Monaco, a l'expérience qui permet d'expliquer comment il faut agir entre le lieu d'un attentat et l'hôpital.

Le décor est planté. Une centaine de médecins et personnels soignants du Centre Hospitalier Princesse-Grace viennent de se réunir dans l'amphithéâtre de Lou Clapas pour une soirée sur le thème du terrorisme. Plus exactement : « La prise en charge médico-chirurgicale des victimes d'attentats. »

« Le temps, c'est la vie »

Deux modérateurs ont présenté les interlocuteurs et les sujets qu'il est aujourd'hui indispensable d'aborder : les docteurs Maurice Chazal et Hubert Perrin, respectivement chef de service et chef de service adjoint en Chirurgie digestive et viscérale.

Quelle conduite à tenir sur le terrain ? Comment sélectionner les victimes pour extraire du groupe les plus gravement atteintes ? C'est les questions auxquelles a répondu le Docteur Eric Voiglio. En cas d'attentat, un postulat : « Il faut gagner du temps, car le temps c'est la vie. »

C'est au cours de ces soirées entre professionnels que l'on apprend par exemple qu'il faut « donner du sang frais et chaud. Monaco a la liste des donneurs. » Car le premier objectif est d'arrêter les hémorragies.

Sang-froid et solidarité

Jean Catineau, praticien hospitalier, anesthésiste réanimateur au CHPG, est également médecin pompier volontaire. Il a fait part de son expérience du 14-Juillet 2016. « Nous nous étions préparés pour l'Euro 2016 qui était estimé à haut risque. Nous nous étions donc équipés de kits pour lutter contre les hémorragies. Le 14-Juillet, le ratio infirmiers-médecins-secouristes a été favorable, même si l'alerte n'a pas fonctionné auprès des médecins. (Les réseaux sociaux et le bouche-à-oreille ont pallié à ce problème.) Nous avons réussi à mobiliser énormément de gens. Sur zone, il y eut un énorme sang-froid et une solidarité même dans les moments les plus durs. »

Au total, 290 victimes prises en charge ce soir-là sur la Promenade des Anglais, et 370 par les hôpitaux. Quatre-vingt sont arrivées elles-mêmes à l'hôpital.

Si Maurice Chazal a évidemment souligné que tout le monde espère ne jamais faire cette expérience, il apparaît toutefois indispensable d'informer le pus grand nombre avant d'envisager un exercice grandeur nature, comme le conseille le Professeur Patrick Bacqué.


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