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Rémy Dumas: "CHPG fait 6.000 endoscopies par an" à Monaco

Mis à jour le 01/06/2015 à 08:24 Publié le 01/06/2015 à 08:20
Le docteur Rémy Dumas, chef du service des endoscopies digestives du Centre Hospitalier Princesse Grace, ici à l'amphithéâtre Lou Clapas.

Le docteur Rémy Dumas, chef du service des endoscopies digestives du Centre Hospitalier Princesse Grace, ici à l'amphithéâtre Lou Clapas. J.D.

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Rémy Dumas: "CHPG fait 6.000 endoscopies par an" à Monaco

Pour dépister notamment le cancer colorectal, les techniques évoluent très vite et les médecins viennent d’échanger sur leur connaissance au cours de deux journées organisées à Lou Clapas

Pour dépister notamment le cancer colorectal, les techniques évoluent très vite et les médecins viennent d’échanger sur leur connaissance au cours de deux journées organisées à Lou Clapas

Le cancer colorectal est "le troisième le plus répandu après celui du poumon et du sein", tiennent à souligner les docteurs Rémy Dumas, à la tête du service des endoscopies digestives du Centre Hospitalier Princesse Grace et Jean-François Demarquay, chef de service adjoint.

Depuis le milieu des années 2000, l'évolution technologique permet aux médecins, et notamment aux gastro-entérologues de traiter des cancers superficiels du colon grâce à l'endoscopie. Au CHPG, plusieurs cas sont ainsi soignés sans chirurgie !

Mais ces immenses progrès imposent aux médecins d'être au fait des derniers matériels disponibles et de partager leurs connaissances et leurs expériences.

C'est pourquoi jeudi, à l'amphithéâtre Lou Clapas, quelque quatre-vingts médecins ont participé à des ateliers vidéo présentant des techniques d'endothérapies sur les maladies du pancréas.

Ce vendredi, une retransmission en direct était proposée pour commenter, discuter et échanger entre experts. Il s'agissait du 5e "live" du CHPG.

Aux côtés du Dr Jean-François Demarquay, Rémy Dumas explique le travail des médecins et l'importance du dépistage.

Quels sujets avez-vous abordé durant ces deux journées ?

Nous avons développé des ateliers interactifs avec vidéo à partir de cas du service. Les endoscopies concernent tout le tube digestif, ainsi que le pancréas et les voix biliaires. Mais le temps fort de l'événement est un cours d'endoscopie thérapeutique avec des médecins venus de toute la France. Nous avons besoin d'échanger en permanence et de nous impliquer - avec le personnel paramédical - dans les nouvelles technologies.

Quelles sont les pathologies les plus courantes ?

La résection des polypes. Maintenant, les gros polypes - à partir de deux centimètres - peuvent être ôtés alors qu'il fallait auparavant opérer. Mais ce n'est pas seulement la taille qui fait la difficulté. L'endoscopie traite de plus en plus des états précancéreux. Gros polype maintenant ôte. La technique nous permet dorénavant d'enlever des polypes plats.

Mais pourquoi vouloir retirer les polypes ?

Tout simplement parce qu'ils peuvent se cancériser. Presque tous les cancers ont commencé par un polype. On estime que 25 % de cancer sont évités grâce à la coloscopie. Ce n'est pas une donnée précise.

Vous parlez de techniques récentes…

L'endoscopie a commencé dans les années 70. La résection des polypes standards s'est développée dans les années 80, les polypes-plans dix ans plus tard et les cancers superficiels à partir de 2005.

Votre présentation traitait également des voix biliaires et du pancréas…

Avant 1980, seule la chirurgie permettait d'accéder aux voies biliaires c'était la chirurgie pour les voies biliaires. Pour le pancréas, ce sont les années 2000. Aujourd'hui, nous disposons de caméras de trois millimètres à usage unique. Le matériel coûte 2 000 euros.

Une technologie formidable mais chère. Monaco peut-il se le permettre ?

Nous avons un plateau technique complet qui est au top de toutes les techniques interventionnelles. Il faut un flux de malades suffisant. Le gouvernement et les associations telles que le GEMLUC aident beaucoup. Ils sont réactifs et nous permettent de suivre l'évolution technologique.

Combien d'endoscopies pratiquez-vous chaque année ?

6.000 endoscopies par an. Deux fois sur trois, on enlève des polypes.

Combien d'examens donnent lieu à des gestes particulièrement complexes ?

1.500 endoscopies concernent les voix biliaires et pancréatiques et l'exérèse de gros polypes.

Le dépistage du cancer colorectal est important dans votre service ?

Il est proposé à Monaco à partir de cinquante ans pour tout le monde.

Que penser du test par la recherche du sang dans ls selles ?

À l'échelon individuel le test est imparfait. Mais c'est mieux que rien… Et à l'échelon statistique, c'est intéressant. Un nouveau test va être proposé. Il promet d'être deux fois plus fiable. Mais l'examen le plus fiable reste la coloscopie. Aux États-Unis, elle est systématique après 50 ans car les assurances privées l'imposent.

 

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