Réfugiées ukrainiennes agressées près de Monaco: l'homme interpellé a reconnu les faits, il s'agit d'un militaire

L'homme interpellé après l'agression de deux réfugiées ukrainiennes à Roquebrune-Cap-Martin a reconnu les faits lors de sa garde à vue. Également d'origine ukrainienne, il sera jugé le 17 novembre par le tribunal correctionnel de Nice.

Damien Allemand et Célia Malleck Publié le 14/09/2022 à 16:20, mis à jour le 14/09/2022 à 19:43
Alina et Olena ont été agressés à Roquebrune-Cap-Martin alors qu'elles se baladaient en bord de mer. Photos DR

L'homme interpellé après l'agression de deux réfugiées ukrainiennes, dimanche soir à Roquebrune-Cap-Martin, a reconnu les faits en les minimisant lors de sa garde à vue, selon un communiqué du procureur de la République. 

Également d'origine ukrainienne, il sera jugé par le tribunal correctionnel de Nice, le 17 novembre. Il a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire. 

Il s'agit d'un militaire, les raisons de sa présence sur la Côte d'Azur alors que le pays est en pleine guerre sont inconnues. Lors de son audition, il aurait expliqué avoir pris les deux réfugiées ukrainiennes... pour des Russes. 

Il est poursuivi pour "violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours commise en raison de la race, de l'ethnie ou de la religion". Il risque trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. 

Alina et Olena, originaire d'Izioum ville libérée de l'occupation russe dans le week-end, avaient été rouées de coups dimanche soir vers 22h30 lors d'une promenade en bord de mer. 

 

Frappées parce qu'elles écoutaient une musique... ukrainienne

Elles écoutaient une musique ukrainienne quand un homme parlant russe s'est jeté sur elles et les a frappés à plusieurs reprises. "Il m’a frappé au visage, je suis tombée par terre et il m’a donné des coups de pied. Il a ensuite frappé ma mère à trois reprises", a raconté Alina à Nice-Matin. En Ukraine, environ 25% de la population est russophone, notamment dans l'Est du pays. 

Les deux femmes ont été hospitalisées à Menton. Olena a le nez cassé. 

Le ministère ukrainien des affaires étrangères s'était saisi de l'affaire

L'affaire est remontée jusqu'à Kiev où le porte-parole du ministre ukrainien des Affaires étrangères a évoqué un "incident odieux". Il avait aussi demandé une "enquête rapide" pour retrouver l'auteur des coups.

"Les agresseurs doivent être punis. Nos diplomates interagissent avec la police française sur cette attaque", avait expliqué Oleg Nikolenko, le porte-parole de ministre ukrainien des Affaires étrangères. 

La mairie de Roquebrune solidaires avec les réfugiées

Dans un communiqué publié sur Facebook, la mairie de Roquebrune-Cap-Martin a exprimé "sa plus vive solidarité à l’égard des réfugiées ukrainiennes (...) et condamne avec fermeté toute violence".

 

Le maire a également salué la rapidité de l'enquête menée par le commissariat de Menton. "Je salue l’action efficace des forces de police nationale qui ont pu, avec le concours indispensable du dispositif de vidéo protection communal, identifier et appréhender les auteurs présumés de ces actes inadmissibles", a ajouté Patrick Césari.

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