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Prêtre accusé de pédophilie :

Mis à jour le 03/01/2019 à 05:36 Publié le 24/12/2018 à 05:36

Prêtre accusé de pédophilie :

Nice Ils s'appellent Thomas, François, Benoît, Laurent ou Alexis. Tous sont quadras. Tous dénoncent les attouchements subis à l'adolescence de la part du père Schoepff. Tous ont décidé de parler, pour inciter d'autres victimes à le faire et obtenir justice

Ils ont décidé de parler. Devant la justice et la police d'abord. Publiquement désormais. Thomas Bidart avait a été le premier à dénoncer, en janvier 2017, des attouchements subis à l'adolescence de la part d'un prêtre niçois. Près de deux ans après, au moins sept plaintes ont été déposées contre le père Jean-Marc Schoepff.

Ils s'appellent Benoît, François, Laurent ou Alexis. Ils ont respectivement 41, 42, 43, et 44 ans. Tous se sont connus ados, au sein de l'institution catholique Stanislas ou lors des camps de vacances organisés par « le père Jean-Marc » via l'association qui porte ses initiales, Jeunes pour un Monde solidaire. Tous se sont retrouvés, il y a quelques jours, lors d'un dîner aux airs de voyage dans le temps. Tous dénoncent une agression sexuelle. Une seule chacun. Une de trop.

La plupart avaient oublié. Consciemment ou non. Oublié que ce prêtre à l'aura reconnue, intellectuellement brillant, qui couvrait ses « chouchous » de cadeaux et était invité à dîner par certaines familles, a sali leur jeunesse. Voilà ce qu'ils racontent ici, dans des récits sobres, dignes, nuancés. Terriblement humains.

Ces multiples accusations ont conduit à des mesures fortes. Mis en examen pour « agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans par personne ayant autorité », interdit d'exercer par l'évêché, le père Schoepff a connu les affres de la détention provisoire. Incarcéré le 22 novembre, le sexagénaire a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, quelques jours plus tard, par la cour d'appel d'Aix-en-Provence.

Confronté à ses accusateurs

« La 12e chambre de l'instruction a considéré à juste titre que les conditions légales n'étaient pas réunies pour justifier la détention provisoire de notre client, dont nous allons pouvoir préparer plus sereinement la défense », explique Me Christophe Petit, qui défend ses intérêts avec Me Cédric Porteron. C'est donc en homme libre que Jean-Marc Schoepff a été confronté à quatre de ses accusateurs dans le cabinet du juge d'instruction Alain Chemama.

à ce stade, il reste présumé innocent. De nombreux paroissiens, convaincus, ont pris fait et cause en sa faveur. Surtout, le prêtre dispose d'un précieux allié : la prescription. Les accusations de Thomas, François, Benoît, Laurent et Alexis, représentés par Me Vincent Ehrenfeld, se heurtent à l'écueil du temps. Reste qu'au moins l'un des plaignants, âgé de 36 ans, dénonce des faits non prescrits.

Lui, préfère rester anonyme. Les quadras que nous avons rencontrés, eux, veulent témoigner à visage découvert. Pour inciter d'autres à le faire. Avec une nuance de taille que résume Alexis : « On fait tout sauf le procès de l'Église. On fait le procès d'un homme qui, malheureusement, est un homme d'Église ».


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