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Pourra-t-on abattre plus de loups en 2014-2015?

Mis à jour le 12/05/2014 à 08:20 Publié le 11/05/2014 à 14:48
La proposition d'un quota de 24 prédateurs, éventuellement extensible, devra être validée par les deux ministres de l'Agriculture et de l’Écologie, puis par le Conseil national de la protection de la nature.

La proposition d'un quota de 24 prédateurs, éventuellement extensible, devra être validée par les deux ministres de l'Agriculture et de l’Écologie, puis par le Conseil national de la protection de la nature. A. B.-J.

Pourra-t-on abattre plus de loups en 2014-2015?

Les services de l'Etat proposent de reconduire le plafond national de 24 prédateurs, quitte à l'augmenter en cours de saison s'il est atteint. Décision en juin.

Les services de l'Etat proposent de reconduire l'actuel plafond national de 24 prédateurs, quitte à l'augmenter en cours de saison s'il est atteint. La décision devrait être connue en juin.

Pour répondre aux dégâts en hausse dans les troupeaux ovins et à l'exaspération des éleveurs, on évoquait pour 2014-2015 un «quota» de loups à abattre largement supérieur à celui de l'an dernier. On pourrait finalement en rester aux 24 prédateurs de la saison écoulée, représentant le nombre maximal d'animaux pouvant être éliminés en France par des bergers, des lieutenants de louveterie, des chasseurs ou des fonctionnaires.

Une proposition en ce sens a été formulée mercredi dernier à Lyon devant le groupe national Loup. Si en cours de saison, ont ajouté les services de l'État, ce «plafond» est atteint, il pourra être relevé d'une dizaine d'animaux.

La saison passée, sept loups ont été abattus dans l'arc alpin dont cinq dans les Alpes-Maritimes qui concentrent près de la moitié des dommages dans les troupeaux ovins. Trois autres prédateurs ont été braconnés, tués hors cadre légal ou empoisonnés.

10 sur 24, la saison écoulée

Soit un total de dix loups sur 24 possibles. Pour la profession agricole, le compte n'y est pas. Et il n'y sera pas davantage pour la saison à venir. «Malgré le renfort des chasseurs, tout le monde est bien conscient que l'on n'arrivera pas à 24 loups», soupire le président de l'Association «Éleveurs et montagne», Yves Berbez. «Dès lors, il ne sert à rien de parler de quota. Il vaudrait mieux rendre plus efficace le dispositif de prélèvements».

Dans ce but, Michel Dessus, président de la Chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes, avance plusieurs pistes : l'amélioration de la mobilisation des différents intervenants, la suppression des interdictions de tir en hiver et au début du printemps (lors de la mise bas des loups), la possibilité de faire feu à partir d'hélicoptères.

L'État autorisera-t-il ces mesures nettement plus «radicales»?

Décision en juin

Si c'est le cas, le fossé va se creuser avec les associations de défense de la nature. France nature environnement (FNE) demeure ainsi «fermement opposée aux prélèvements dans des secteurs sans ovins ni dommages constatés ». « Aucun tir, ajoute l'un de ses responsables Jean-David Abel, ne doit intervenir à proximité d'un troupeau qui ne serait pas protégé par des chiens».

Pour maintenir «le dialogue», FNE continue de siéger au Groupe national loup. Ce n'est pas le cas de deux autres associations, WWF et Férus, qui le boycottent. «Ces réunions sont des mascarades. On n'y parle plus que de loups à tuer», dénonce Jean-François Darmstaedter de Férus.

La proposition d'un quota de 24 prédateurs, éventuellement extensible, devra être validée par les deux ministres de l'Agriculture et de l'Écologie, puis par le Conseil national de la protection de la nature. Sa possible officialisation par arrêté interviendrait fin mai ou début juin.


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