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Piquée par une seringue sur la plage de Monaco

Sur les plages du Larvotto, une famille de Drap a vu ce dimanche de fête des pères tourner au cauchemar : la grand-mère s’est plantée une seringue dans le pied

Anne-Claire Hillion Publié le 18/06/2012 à 08:37, mis à jour le 18/06/2012 à 14:13
Monaco : elle se plante  une seringue dans le - 17402667.jpg
Marie-Hélène Schutt a passé de nombreux examens au centre hospitalier Princesse-Grasse hier, après la piqûre d'une seringue sur la plage. Accompagnée de sa fille Angélique, elle est ensuite allée déposer plainte. Eric Dulière

Sur les plages du Larvotto, une famille de Drap a vu ce dimanche de fête des pères tourner au cauchemar : la grand-mère s’est plantée une seringue dans le pied

La famille Schutt se souviendra longtemps de cette fête des pères du 17 juin 2012. Alors que grands-parents, parents et enfants se rendent à la plage du Larvotto à Monaco - indiquée par l'office de tourisme à ces vacanciers venus de Drap - Marie-Hélène Schutt, 54 ans, ressent une vive douleur dans la plante du pied droit. « J'ai vu une seringue qui avait traversé la semelle de ma tong. »

Le spectre du VIH

 

La journée paisible au bord de l'eau se transforme alors en cauchemar. Immédiatement, son beau-fils, Soued, retire l'aiguille et se rend au poste de secours. « Un médecin est arrivé et nous a demandé d'emmener ma belle-mère tout de suite à l'hôpital de Monaco, pour qu'elle subisse des examens. » Après une heure passée dans l'enceinte du centre hospitalier Princesse-Grace, Marie-Hélène est encore sous le choc : « Je suis pleine d'angoisse. Je dois faire cinq à six prises de sang en un mois et les médecins m'ont prescrit un vaccin contre l'hépatite B et du Dakin. Mais, ce qui m'inquiète le plus, c'est que l'on m'a dit que si la seringue avait été utilisée il y a moins de 6 heures, j'avais des risques d'être contaminée par le virus du VIH. Je ne saurai cela que dans un mois ! »

Car c'est en effet le spectre du sida qui plane lorsque l'on évoque des seringues abandonnées. Et ce virus, qui meurt après plusieurs heures au contact à l'air, n'a, en revanche, toujours pas de remède. Encore faut-il, bien sûr, que l'utilisateur en soit porteur.

En fin d'après-midi, après avoir été libérée par les services d'urgences, la famille a décidé d'aller déposer une plainte à la Sûreté publique. « Nous étions avec cinq enfants âgés de 6 à 14 ans, ça aurait pu leur arriver à eux aussi ! C'est impensable, surtout ici, à Monaco ! », s'indigne la fille de la victime, Angélique. Contactée hier soir, la police monégasque, « émet des réserves sur la véracité des faits », mais confirme qu'une plainte a été déposée. Une enquête est diligentée. Hier soir, Marie-Pierre Gramaglia, conseillère de gouvernement (ministre) pour l'Équipement et l'Environnement, précisait que les plages de Monaco sont chaque nuit passées à la cribleuse sur 20 cm de profondeur entre 3 h 30 et 7 h 30. « Un jour, elle fait une moitié de la plage, l'autre jour la deuxième partie », indiquait-elle.

Offre numérique MM+

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