“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Soutenez l’info locale et Monaco-Matin > Abonnez-vous

Palaos: Pierre Frolla a plongé avec le couple princier

Mis à jour le 22/04/2013 à 09:07 Publié le 21/04/2013 à 07:06
Ambiance conviviale autour du couple princier en mars dernier aux Palaos à l'occasion d'une plongée dans les fonds coralliens. Une première pour la princesse Charlène.(DR)
Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Palaos: Pierre Frolla a plongé avec le couple princier

En mars dernier, l’apnéiste a accompagné le couple princier en Micronésie pour une plongée dans des fonds coralliens exceptionnels. Il raconte cette expérience

En mars dernier, l’apnéiste a accompagné le couple princier en Micronésie pour une plongée dans des fonds coralliens exceptionnels. Il raconte cette expérience

En mars dernier, le couple princier était aux Palaos, pour une visite officielle dans cet état insulaire de Micronésie soucieux de l'environnement. Un voyage qui fut l'occasion pour le prince Albert II et la princesse Charlène d'une plongée en compagnie de l'apnéiste Pierre Frolla dans les eaux pacifiques. Une première pour la princesse Charlène, racontée par son guide, Pierre Frolla.

Quel était le programme de cette expédition ?

J'étais en charge de l'organisation de la plongée scaphandre pour la délégation monégasque, composée du souverain, de son épouse, de Pierre Casiraghi, Robert Calcagno Donatella Campioni et une équipe de très bons plongeurs, que j'ai le plaisir d'encadrer depuis de nombreuses années. C'est un endroit magnifique, très accessible, qui regorge d'espèces, de sites et de tombants tous plus beaux les uns que les autres. L'objectif était de découvrir les fonds coralliens, la faune et la flore richissime de cet endroit très protégé et de faire le constat de l'intérêt de la préservation du milieu sous-marin.

Par quels moyens ?

Nous faisions en moyenne deux plongées par jour pour filmer, photographier et constater la très bonne santé des coraux et différentes espèces de ces 630 000 km2 de zone maritime protégée. L'important, pour le prince et la mission qu'il donne à sa fondation est de faire le constat des dégâts ou, inversement, des progrès en matière de protection de l'environnement. Il est important d'avoir une connaissance globale, une culture générale des différents problèmes que l'on peut rencontrer au niveau de l 'environnement afin de faire les bons choix dans les stratégies de préservations, de conservation et de repeuplement par exemple. Des images vidéos et photos ont été archivées par la Fondation afin de permettre différentes réflexions.

Vous avez initié la princesse Charlène à la plongée. Ce baptême ?

Effectivement, la princesse Charlène a, non seulement fait son baptême de plongée, mais surtout a suivi toute la formation et a réussi son diplôme. C'est une élève très appliquée, très curieuse et qui évolue avec énormément de grâce sous l'eau. En deux journées, elle a pu rejoindre le groupe de plongeurs confirmés et devenir autonome. Je me souviens qu'un Napoléon (poisson familier des récifs coralliens NDLR), tombé certainement sous son charme, a décidé de suivre notre groupe et s'est offert le luxe de « voyager », sous l'eau, dans les bras de la princesse pendant plus d'un quart d'heure.

Vous êtes habitué à plonger en Méditerranée, quelles sont les spécificités des eaux en Micronésie ?

J'ai rarement vu de si beaux coraux, aussi préservés et vivants ; c'est un endroit très rassurant car la plupart des zones de plongées dans le monde commencent à souffrir sérieusement de la destruction massive des coraux du fait de différents facteurs humains ou climatiques. De nombreux constats très positifs ont été notés, notamment, sur le pouvoir bénéfique que peut avoir une épave en acier (de nombreux bateaux, navires de la seconde guerre ont coulé et reposent désormais au fond des mers) qui agit comme un réel « récif artificiel » créant une multitude d'habitats, de zone de reproduction, de nursery, de nourrissage pour de nombreuses espèces. Étonnamment, une épave au milieu de nulle part permet de créer un véritable pont entre des zones riches en biodiversité et des zones appauvries par les pêches et l'activité humaine. Cela a d'ailleurs donné des idées et une vraie réflexion quand l'éventuelle possibilité d'immerger un récif artificiel de ce type dans les eaux territoriales de Monaco. Projet sur lequel la Fédération Monégasque des Activités Subaquatiques étudie depuis quelques années !


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.