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Ornella Barra, pharmacienne (presque) tout court

Mis à jour le 09/12/2013 à 16:24 Publié le 29/11/2013 à 11:59
Aujourd'hui à la direction d'une entreprise qui affiche 22 milliards d'euros de chiffre d'affaires, Ornella Barra a débuté sa carrière dans une officine génoise.

Aujourd'hui à la direction d'une entreprise qui affiche 22 milliards d'euros de chiffre d'affaires, Ornella Barra a débuté sa carrière dans une officine génoise. Michael Alesi

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Ornella Barra, pharmacienne (presque) tout court

La chef exécutive du groupe international de santé et de beauté Alliance Boots chapeaute la convention Alphega qui réunit un millier de professionnels au Grimaldi Forum

La chef ex"cutive du groupe international de santé et de beauté Alliance Boots chapeaute la convention Alphega qui réunit un millier de professionnels au Grimaldi Forum

"Je suis pharmacienne." Tout court. Ajouté à un sourire discret. Une élégance singulière et une humilité évidente. Et pourtant…

Ornella Barra est, selon une étude parue dans le magazine américain Fortune d'octobre 2013, la onzième femme d'affaires la plus puissante au monde. Chef executive pour la répartition pharmaceutique et les marques du groupe Alliance Boots, leader international de la santé et de la beauté, Ornella Barra, 59 ans, chapeaute la convention Alphega, qui se tient depuis hier au Grimaldi forum.

« Alphega est un réseau européen de pharmacies indépendantes,explique-t-elle. Créé il y a douze ans, il est aujourd'hui présent dans huit pays et compte 6 000 pharmacies. »Aujourd'hui, Ornella Barra, Monégasque depuis 2012, espère ouvrir ce réseau à l'international. Tout en défendant une pharmacie indépendante.

Votre carrière débute à Gênes, comme pharmacienne…

Et je suis toujours pharmacienne ! C'était il y a plus de trente ans. J'ai créé ma propre pharmacie. Puis, en 1984, j'ai créé une entreprise italienne de répartition pharmaceutique, acquise en 1986 par Alleanza Salute Italia. J'ai été directrice générale puis présidente de cette entreprise. J'ai rencontré Stefano Pessina. Nous sommes restés ensemble dans la vie et dans l'entreprise. Nous l'avons développée de l'Italie à l'Europe. Nous avons fusionné en Angleterre avec une société cotée en bourse. Le tout, avec beaucoup de passion et de respect. Il fallait maintenir les valeurs des pharmaciens.

Comment est perçue une femme à la direction d'une entreprise qui affiche 22 milliards d'euros de chiffre d'affaires ?

Une femme, il me semble, doit encore aujourd'hui toujours donner plus que les hommes dans les affaires. Il faut sans cesse être préparée, très impliquée. La femme doit se distinguer et être reconnue par ses compétences. Comme les hommes…

En 2012, vous avez été naturalisée Monégasque…

Et j'en suis ravie. Cela fait plus de vingt ans que je vis à Monaco. Il fallait être cohérente ! J'aime Monaco. Je suis toujours en voyage. En Chine, aux États-Unis. Mais quand je reviens et que je vois la ville et la mer, je me dis que Monaco est le plus beau pays du monde. Pour les affaires, ce lieu est également idéal. Les conditions d'accueil qu'il offre sont introuvables ailleurs. C'est pourquoi nos congrès, nos conventions sont très souvent organisés au Grimaldi Forum de Monaco.

Vous défendez les pharmacies indépendantes… Quelles menaces pèsent sur elles ?

Aujourd'hui, le principal clivage oppose les supermarchés - qui sont de plus en plus nombreux à proposer des rayons pharmaceutiques - aux réseaux de pharmacies. Il faut aider les indépendants à se défendre. La valeur ajoutée du pharmacien, c'est le conseil qu'il apporte. Alphega l'aide à simplifier les démarches bureaucratiques afin qu'il ait plus de temps auprès des patients.

Que pensez-vous de la vente de médicaments sur Internet ?

Je suis ouverte aux nouvelles technologies. On peut vendre des produits cosmétiques ou parapharmaceutiques en ligne. Pour les produits pharmaceutiques, on a toujours besoin de conseil. C'est pourquoi je ne crois pas au développement de la vente de médicaments en ligne.

Vous enseignez également à l'université de Nottingham… La pharmacie est-elle un secteur porteur pour les jeunes ?

Oui, car les débouchés sont multiples : pharmacie, hôpitaux, laboratoire, université. Le parcours d'études offre la possibilité de s'accomplir dans plusieurs domaines. Le tout est de trouver le bon et de faire les choses avec beaucoup de passion.

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