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Monacopolis: l'art de transformer le "Rocher" en diamant

Mis à jour le 31/01/2014 à 09:36 Publié le 31/01/2014 à 07:11
Nathalie Rosticher Giordano, le conservateur en chef du NMNM.

Nathalie Rosticher Giordano, le conservateur en chef du NMNM. Michael Alési

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Monacopolis: l'art de transformer le "Rocher" en diamant

Dans le cadre d’une exposition exceptionnelle et d’un catalogue à paraître en février le Nouveau musée national retrace l’histoire d’une urbanisation fulgurante

Dans le cadre d’une exposition exceptionnelle et d’un catalogue à paraître en février le Nouveau musée national retrace l’histoire d’une urbanisation fulgurante

Il aura suffi de deux siècles pour transformer la Principauté, petit bout de « terres arides » au bord de la Grande Bleue, en joyau de la Méditerranée... Et près de trois ans pour mener à bien le projet Monacopolis.

Cette exposition du Nouveau musée national de Monaco (NMNM), qui retrace l'histoire de l'urbanisation de la Principauté, se poursuit jusqu'au 23 février à la Villa Sauber.

Fruit d'un incroyable « travail d'inventaire, de sélection et de restauration », elle aura permis d'exhumer des archives du Palais, mais aussi de collections privées ou d'autres administrations comme le centre Beaubourg, une multitude de documents oubliés.

Ces esquisses d'architectes, plans ou photos ne retracent pas seulement l'histoire de Monaco. À travers elle, c'est une encyclopédie de l'urbanisme que le catalogue de l'exposition Monacopolis, à paraître courant février, met à la disposition du public. L'ouvrage de 660 pages est autant destiné « aux curieux qu'aux chercheurs », annonce Nathalie Rosticher Giordano, conservateur en chef du NMNM, notamment à cause de sa richesse iconographique.

Réinventer sans cesse la ville-Etat

Plus de 800 reproductions de documents témoignent de « la fulgurante urbanisation de Monaco de ce qui, au XIXe siècle, n'était finalement qu'une terre aride ».

« D'abord par nécessité économique,explique Nathalie Rosticher Giordano. Lorsque Menton et Roquebrune déclarèrent leur indépendance, les taxes perçues sur les habitants ont diminué, la Principauté devait alors trouver d'autres sources de revenus. Ainsi est né le projet d'une ville de villégiature. Ce fut d'abord le temps des bains et des casinos. Et puis dans les années 20, face à de nouvelles difficultés économiques, il a fallu se réinventer. Certains équipements ne répondaient plus aux attentes de la clientèle.»

«Raisonner en verticalité »

Pour le conservateur en chef du NMNM, le site du Sporting d'hiver en est la parfaite illustration : « Au préalable il y avait là le Palais des Beaux Arts, et avant encore des jardins.»

Au fil des époques, la ville a donc été réinventée. Car la principale contrainte à laquelle Monaco a dû faire face, c'est bien sûr l'exiguïté de son territoire. « À partir de la seconde moitié du XXe siècle, on a raisonné différemment, en verticalité pour construire plus haut, ou en gagnant sur la mer.»C'est aussi cette pression foncière qui a contribué à transformer Monaco en diamant.

Inventer. Innover. Pour cela, la Principauté a pu compter sur les contributions des plus célèbres architectes, de Yona Friedman à Emilio Ambasz en passant par Norman Foster et tant d'autres. Tous ont mis leur génie au service de la Principauté. Si le défit était monégasque, les solutions quant à elles devenaient universelles. Ainsi, certains projets, notamment d'îles artificielles et d'extension, réalisés à Dubaï ou au Japon avaient été envisagés ici dès les années 60 ! Cette effervescence urbanistique recèle de véritables trésors. Trésors qui auraient pu être oubliés, dès lors qu'ils ne sont jamais sortis de terre, si Monacopolis ne les avait exhumés.

 

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