Monaco: Lorenzo est-il trafiquant ou simple consommateur?

Justice et police avaient porté un bon coup d'arrêt à la « Münegu Connection » avec l'arrestation et l'incarcération de trois principaux responsables du réseau du « Beefbar ».

J.-M. F. Publié le 02/04/2014 à 07:19, mis à jour le 03/04/2014 à 10:56
Un Italien impliqué dans un trafic de cocaïne - 24909614.jpg
L'accusé s'est déclaré consommateur et non dealer.

Justice et police avaient porté un bon coup d'arrêt à la « Münegu Connection » avec l'arrestation et l'incarcération de trois principaux responsables du réseau du « Beefbar ».

Mais un quatrième personnage, Lorenzo, avait disparu. Il avait été condamné par défaut à un an de prison ferme pour trafic de drogue. S'étant opposé au jugement, il a enfin comparu devant le Tribunal correctionnel.

À l'audience, deux fonctionnaires de la Sûreté publique étaient d'ailleurs présents pour le conduire éventuellement à la maison d'arrêt…

Mais ce serveur italien a nié les faits. Il a reconnu avoir « consommé de la coke, effectué quelques dépannages », mais il a « contesté en avoir vendu à des clients. » Son absence au précédent procès ? Il était parti de la Principauté. « Simple coïncidence. J'étais allé en Suisse pour travailler. C'était prévu depuis longtemps. »

 

Cinq témoins ont défilé à la barre pour attester de la réalité des propos du prévenu. Le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle s'est tout de même étonné : « Une dénonciation anonyme est la base du dossier et quatre personnes ont déclaré que vous leur aviez vendu de la cocaïne dans ce restaurant de Fontvieille. Mentent-elles ? » Lorenzo a une nouvelle fois réfuté les faits.

Le procureur Aline Brousse renchérit : « Dans le restaurant, les quantités de coke vont de 20 à 30 g. Il y a même une relation avec Barcelone ! L'Espagne n'est-elle pas la voie la plus empruntée pour le marché de la drogue ? Ce n'est pas un mauvais garçon. Mais il est désigné dans toutes les dépositions des consommateurs comme le vendeur. Condamnez-le à un an ferme avec mandat d'arrêt. Car s'il passe la frontière italienne comment l'extrader ? »

Côté défense, pour Me Franck Michel, « les dépositions manquent de précision. Ceux qui l'accusent sont les plus impliqués dans cette supérette de la cocaïne. Alors ils avaient intérêt à inventer un trafiquant, mon client, pour se blanchir. Comme il n'était pas là, c'était le coupable idéal. On pouvait le charger ! Ce bobard, où l'on parle d'un kilo de coke sur la table, a été construit sur mesure. Mon client doit être sanctionné. Mais ne le pendez pas ! »

L'affaire a été mise en délibéré et la décision sera rendue le 29 avril.

 

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