“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Monaco: dix jours de prison pour un taux d'alcoolémie de 2,59 g!

Mis à jour le 29/12/2011 à 03:42 Publié le 03/08/2011 à 07:00
La jeune Ukrainienne de 36 ans, qui travaille dans le milieu de la mode, a été arrêtée alors que son véhicule était accidenté près du port de Cap-d'Ail.	(Photo Eric Dulière)

Monaco: dix jours de prison pour un taux d'alcoolémie de 2,59 g!

Combien il était émouvant de voir la belle Natacha (1), effondrée, en larmes, encore dans sa robe de cocktail noire et lamé argent, menottes aux poignets, quitter le box des accusés du palais de justice de Monaco pour retourner à la maison d'arrêt.

Combien il était émouvant de voir la belle Natacha*, effondrée, en larmes, encore dans sa robe de cocktail noire et lamé argent, menottes aux poignets, quitter le box des accusés du palais de justice de Monaco pour retourner à la maison d'arrêt.

Elle comparaissait, hier matin, dans le cadre des flagrants délits, devant le tribunal correctionnel pour conduite en état d'ivresse.

Le président Marcel Tastevin a décrit, d'emblée, la scène.« Il est cinq heures du matin. Au cours de leur ronde, les policiers constatent près du port de Cap-d'Ail qu'une luxueuse BMW est à cheval sur le marchepied après avoir heurté le trottoir. Le véhicule est dans un drôle d'état. Que vous est-il arrivé, Madame ? »

La jeune Ukrainienne de 36 ans, s'exprimant uniquement en italien, a indiqué : « C'est en sortant du virage, je ne suis pas parvenue à maîtriser mon véhicule... » Et pour cause ! Le président a noté que la prévenue avait un taux d'alcoolémie cinq fois supérieur à celui autorisé après avoir fait la fête sur un bateau dans la nuit du 31 juillet dernier...

« J'ai été bête »

« J'ai été bête, a reconnu Natacha en sanglotant. Je regrette d'avoir fait cette erreur. Pourtant je me sentais bien et je comprends, aujourd'hui, combien j'étais inconsciente d'avoir pris mon véhicule après voir bu des margarita et des whisky-coca ». Et de rajouter ex abrupto :« Je travaille dans la mode et ces jours-ci c'est la période des collections. C'est important pour ma profession... »

Le procureur Cyrielle Colle est resté inflexible à ce genre d'arguments. Après un rappel du taux d'alcoolémie de 2,59 g et le lieu de l'accident près du port de Cap-d'Ail, le magistrat a constaté « les gros dégâts sur la BMW de Madame et le déclenchement des deux airbags. Cela prouve la violence du choc. Dans pareil état, la prévenue ne pouvait pas se rendre compte du danger qu'elle pouvait occasionner ! À ce niveau d'alcoolémie, on prend les transports en commun pour se déplacer. Et même si elle a des problèmes personnels, cette femme n'a pas pris le temps d'attendre un taxi.

Dès lors, je requiers la peine de quinze jours de prison ferme et 45 euros d'amende. »

À son tour, la défense a tout fait pour minimiser le délit et diminuer la peine. « Ma cliente est particulièrement traumatisée par les conséquences dramatiques de son acte, sa garde-à-vue, ses jours en prison, sa comparution devant votre tribunal.

Il faut également tenir compte que cette personne travaille depuis dix ans dans le milieu de la mode et les conséquences d'une telle peine seraient lourdes pour sa carrière professionnelle, car son patron est sans nouvelle depuis deux jours... Soyez plus cléments... »

La prévenue a lâché en finalité : « Je suis désolée... »A la décision rendue, dix jours de prison, elle a éclaté en sanglots et les larmes ont coulé sur sa robe avant de repartir pour la maison d'arrêt encadrée par les policiers.

*Le prénom a été changé pour conserver l'anonymat de la prévenue.

à partir de 1 €


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct