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Monaco capitale

Mis à jour le 12/10/2017 à 05:27 Publié le 12/10/2017 à 05:27
Affluence, hier, au premier jour des 17es Assises de la sécurité. Près de  3 000 intervenants y échangent trois jours durant.
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Monaco capitale

Piratages de données, logiciels-rançonneurs, attaques industrielles, terrorisme... La cybercriminalité monte en puissance. A l'image des Assises de la sécurité, qui réunissent près de 3 000 intervenants

Chacun de nous est une cible potentielle. » Particuliers, entreprises ou Etats : la cybercriminalité est l'affaire de tous. Voilà l'appel lancé depuis Monaco, hier, par Guillaume Poupard, directeur général de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI). Une mise en garde face à cette forme de délinquance qui prouve quels ravages elle peut causer : piraté, le groupe Saint-Gobain estime ainsi son préjudice pour l'année 2017 à 250 millions d'euros !

Ce mercredi, Guillaume Poupard inaugurait au Grimaldi Forum la 17e édition des Assises de la sécurité. Un rassemblement devenu, au fil du temps, le deuxième plus grand rendez-vous international des acteurs de la cybersécurité. « Au début, nous étions 144 ; à présent, près de 3 000 ! », s'exclame Gérard Rio, fondateur de ces assises, face à un amphithéâtre plein comme un œuf. Un signe qui ne trompe pas : si ces assises ont grandi, c'est bien parce que la cybercriminalité, elle aussi, ne cesse de gagner du terrain.

L'attaque mondiale au rançon-logiciel

Piratage de données informatiques, logiciels-rançon, attaques industrielles voire terroristes... Voilà le type de scénarios figurant au menu des échanges, jusqu'à demain, entre les acteurs de la cybersécurité. Avec un nom encore dans tous les esprits : WannaCry. Ce ransomware (logiciel de rançon) était le cheval de Troie de l'attaque mondiale de mai dernier, qui a contaminé plus de 300 000 ordinateurs à travers 150 pays. A chaque fois, une rançon était exigée pour récupérer ses données informatiques. Le cas WannaCry illustre bien cette menace protéiforme. « Une menace grandissante, avec laquelle il est facile de se faire peur », estime Guillaume Poupard.

Sans verser dans le scénario du pire, le directeur de l'ANSSI insiste sur la nécessité de réglementer les nouveaux usages, « afin d'anticiper les attaques et, ainsi, qu'il y ait moins de victimes ». Une réglementation qui passe par la coopération franco-allemande, et au-delà, au niveau européen.

Un nouveau site de mise en réseau

C'est précisément une directive de l'Union que transpose la France ce mois-ci : NIS, pour Network and information security (« sécurité des réseaux et des informations »). Une avancée majeure dans la lutte contre les cybercriminels. Elle impose aux Etats-membres d'identifier et protéger les infrastructures dites « critiques ». En France, l'ANSSI en a recensé plus d'un millier.

Voilà à l'échelle des Etats. Quid des entreprises et particuliers, alors ? A compter du 17 octobre, les victimes d'attaques pourront se reporter sur une plateforme nationale de mise en réseau, jusqu'alors expérimentée dans les Hauts-de-France : cybermalveillance.gouv.fr

Avant d'en arriver là, Guillaume Poupard en appelle aux bonnes pratiques en ligne : mots de passe distincts entre messageries et achats en ligne, antivirus, logiciels mis à jour... De son côté, Serge Telle, ministre d'État de Monaco, rappelle « la nécessité de sensibiliser les utilisateurs » à l'heure de cette « troisième révolution industrielle ».


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