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Michel Roger à propos de l'Europe: "Il faut ouvrir les négociations"

Mis à jour le 15/10/2014 à 09:16 Publié le 15/10/2014 à 07:13
Michel Roger, dans " Face à la presse ", répondant aux questions pour Radio Monaco, Monaco Info et Monaco-Matin.

Michel Roger, dans " Face à la presse ", répondant aux questions pour Radio Monaco, Monaco Info et Monaco-Matin. Eric Dulière

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Michel Roger à propos de l'Europe: "Il faut ouvrir les négociations"

Le ministre d’État Michel Roger considère que ce serait « une faute historique » de ne pas tenter de faire valoir les atouts de la Principauté au sein de l’Union européenne

Le ministre d’État Michel Roger considère que ce serait « une faute historique » de ne pas tenter de faire valoir les atouts de la Principauté au sein de l’Union européenne

Non, Monaco ne rentrera pas dans l'Union Européenne. Non, Monaco n'intégrera pas l'Espace économique européen. Mais, Monaco veut négocier avec Bruxelles pour sortir de situations économiques pénalisantes, voire absurdes. Ainsi Michel Roger, interviewé en direct sur Monaco Radio vendredi matin, dans « Face à la presse », émission coordonnée avec le centre de presse et retransmise sur Monaco Info, a tenté d'être didactique. Après les discussions houleuses au Conseil national qui, sorties du cadre de la majorité et de l'opposition, ont significativement divisé les élus, le ministre d'État a réaffirmé la nécessité de ne pas avoir une attitude « anxiogène ». Il est clair : « La négociation consistera à optimiser les avantages et à réduire les inconvénients. Si on n'y arrive pas, il n'y aura pas d'accord. »

« Protéger nos spécificités »

« L'Union européenne, dont nous ne faisons pas partie, bien que nous sommes au conseil de l'Europe et que l'euro est notre monnaie, ne nous impose pas un accord.

Traditionnellement, la relation de Monaco avec le marché unique de l'Union européenne passe par les accords particuliers avec la France. Par exemple, c'est le traité d'union douanière depuis 1865 que nous avons avec la France qui nous donne accès au marché européen. »

Mais pourquoi donc ne pas poursuivre comme depuis un siècle et demi ?« Le traité de Lisbonne (signé le 13 décembre 2007 entre les vingt-sept États membres de l'Union européenne et entré en vigueur le 1er décembre 2009, N.D.L.R.) a demandé aux chefs d'État et premiers ministres des pays de l'Union de normaliser les relations avec les trois petits États qui sont enclavés dans l'Europe : Andorre, Monaco et Saint-Marin. Le conseil de l'Union a donné mission à la commission de Bruxelles d'entamer des échanges avec ces trois pays. »

Et plutôt qu'un accord global, chacun des trois petits États devrait négocier séparément une série d'accords. « Monaco s'est battu pour que la discussion soit particulière à chaque État pour protéger nos spécificités. Je crois que ce premier résultat a été obtenu. En 2013, il y a eu un échange d'information entre Monaco et la commission qui nous a adressé un très long questionnaire sur nos spécificités. »

C'est en prenant en compte ces spécificités monégasques qu'un mandat de négociation est actuellement en cours de rédaction. « Ce mandat n'a pas encore été adopté par le conseil de l'Union. Je ne connais pas son contenu car Monaco n'est pas associé à la préparation du mandat. Nous suivons de près cette information grâce à la France. Les négociations ne commenceront que lorsque ce mandat sera connu et adopté. Et nous verrons si nous pouvons ou non négocier. »

Et le ministre est confiant : « Si le mandat ne prévoit pas le respect de nos spécificités, ce n'est pas la peine d'aller négocier. Mais je ne crois pas que ce soit le cas. Je pense que le mandat sera adopté par le conseil avant la fin de l'année. Les négociations débuteront alors en début d'année 2015. »

« Tirer partie de cet accord de partenariat »

Une chose est certaine. Monaco veut tirer partie de cet « accord de partenariat » qui lui est proposé et ainsi en finir avec les freins économiques qui lui sont aujourd'hui imposés.

« Pour le gouvernement, ce serait une faute historique de refuser d'ouvrir la négociation parce que le train ne repassera pas de sitôt. Aujourd'hui, nous avons trois accords : sur les médicaments, l'épargne et l'euro. Nous aurions besoin d'autres accords.

Refuser d'emblée, par un sentiment antieuropéen, d'ouvrir les négociations, serait irresponsable. Le Conseil national sera associé à toutes les étapes. Ensuite, la décision sera collective. » Si aucun calendrier n'est fixé, on sait déjà que le temps des négociations ne se compte pas en mois, mais en années. De quoi nourrir peut-être la prochaine campagne des élections nationales…

 

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