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Meurtre à Monaco : une expertise psychiatrique

Mis à jour le 16/03/2017 à 05:28 Publié le 16/03/2017 à 05:28
Les enquêteurs monégasques et italiens tentent toujours de déterminer le mobile du meurtre.

Les enquêteurs monégasques et italiens tentent toujours de déterminer le mobile du meurtre. M. Alesi

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Meurtre à Monaco : une expertise psychiatrique

Détenu à Gênes, le suspect principal du meurtre d'un cuisinier italien dans un restaurant a invoqué son droit au silence devant le juge et reste confus. Folie passagère ou préméditation ?

Plus de deux semaines après la mort d'Alfio Fallica, cuisinier italien du restaurant Pulcinella, rue du Portier à Monaco, l'enquête se poursuit de part et d'autre de la frontière mais penche côté italien. « Le principal suspect relève déjà des autorités italiennes et on s'achemine vers une instruction en Italie », nous a confié le procureur général de Monaco, Jacques Dorémieux. Précisant « qu'on ne connaît pas encore le mobile » du crime, le procureur assure néanmoins que la coopération entre Monaco et l'Italie se poursuivra sur les bases actuelles. « Nous continuerons de transmettre nos investigations. »

S'il n'y aura donc pas d'extradition de Ricard Nika, cuisinier italien d'origine albanaise arrêté le soir même du drame à Bordighera (lire nos éditions des 25 février et 4 mars), les raisons du meurtre sordide commis, entre deux services, dans le huis clos de la cave du Pulcinella, restent une énigme totale. Folie passagère ou préméditation ? Telle est la question soulevée le 27 février dernier, à Imperia, par le ministère public et Stefania Brusca.

« Alfio était une bonne personne »

Une procédure d'expertise psychiatrique a alors été diligentée pour déterminer si Ricard Nika était totalement responsable de ses actes au moment des faits. Confiée à Gabriel Rocca, légiste de Gênes, l'expertise sera évidemment déterminante pour la suite de l'instruction. Actuellement, Ricard Nika est sous le coup d'une peine de trente ans de prison après ouverture d'une enquête pour assassinat. À défaut de discernement de sa part au moment des faits - qu'il n'a avoué qu'au moment de son interpellation -, la peine encourue pourrait être commuée, par exemple, en internement.

Toujours muré dans le silence depuis la prison de Marassi à Gênes, où il a été transféré d'Imperia, Ricard Nika a opposé son droit au silence au juge Botti, chargé de l'affaire, lors de leur entretien.

D'après les médias italiens, Ricard Nika se serait également montré particulièrement confus avec son avocat, Me Massimo Corradi. « Est-ce vraiment arrivé, ce que j'ai dit ? Alfio était une bonne personne et je n'ai jamais eu de problèmes avec lui », aurait-il confié à son conseil. Concernant les preuves matérielles, ces derniers jours, des prélèvements d'ADN effectués sur le deux-roues de Ricard Nika ont été analysés. Le véhicule qu'il avait utilisé pour regagner son domicile de Bordighera après les faits, avant d'être interpellé blessé et tâché de sang dans une rue de la cité ligurienne.

Aucun résultat définitif de l'autopsie pratiquée sur Alfio Fallica, le mercredi 1er mars dernier en Principauté, n'a pour l'heure filtré. Impossible donc de savoir le nombre de coups portés à la victime par son agresseur.

« Notre collègue et ami »

Encore et toujours des zones d'ombre, donc, alors que, jeudi dernier, avait lieu, en l'église Santa Barbara de Paternò (Sicile), les obsèques d'Alfio Fallica. Les médias siciliens ont relaté l'émoi dans la ville natale du cuisinier et les nombreuses marques de sympathie d'amis ou anonymes auprès de ses parents, toujours domiciliés là-bas.

Une solidarité affichée publiquement sur Facebook par l'équipe du Pulcinella, dès le 27 février dernier. « Le Pulcinella vient d'être, malgré lui, au centre d'un drame. L'établissement et son équipe viennent de perdre, de façon brutale, l'un des leurs. Il était notre collègue mais avant tout notre ami. Nous tenons à nous associer à la peine de sa famille et de ses proches dans cette épreuve si injuste. Repose en paix Alfio, tu vas nous manquer, nous ne t'oublierons jamais ! »


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