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Marc Quinn: "La science donne des réponses, l'art pose des questions"

Mis à jour le 03/05/2012 à 08:09 Publié le 03/05/2012 à 07:18
Marc Quinn va présenter une soixantaine de ses œuvres dont plusieurs ont été conçues spécialement pour l'exposition. Elles abordent les liens entre science et art.

Marc Quinn va présenter une soixantaine de ses œuvres dont plusieurs ont été conçues spécialement pour l'exposition. Elles abordent les liens entre science et art. Yoan Valat

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Marc Quinn: "La science donne des réponses, l'art pose des questions"

L’artiste, fer de lance de l’art contemporain made in England expose dès le 12 mai au Musée océanographique de Monaco

L’artiste, fer de lance de l’art contemporain made in England expose dès le 12 mai au Musée océanographique de Monaco

Marc Quinn appartient aux " Young british artists ", la clique des talents britanniques en matière d'art contemporain. Il est aussi et surtout la future tête d'affiche de l'exposition estivale du Musée océanographique de Monaco. Des œuvres résolument modernes dans un lieu dédié à la science, un pari un peu fou que se sont lancés les dirigeants des lieux, mais qui a déjà démontré que l'audace payait. En effet, la précédente exposition de ce type avec Damien Hirst, il y a deux ans, avait vu défiler près de 400 000 spectateurs. Une dizaine de jours avant l'inauguration, Marc Quinn évoque pour Nice-Matin, ce projet qui l'a « immédiatement emballé ».

Quelle a été votre réaction lorsqu'on vous a proposé de travailler avec un musée océanographique et pas un lieu dédié traditionnellement à l'art ?

Ça m'a tout de suite plu, car j'ai toujours adoré la mer. En plus, c'est l'un des plus beaux musées d'Europe. Il s'accorde bien avec mon travail autour de l'art et de la science : il représente à lui seul le passage de la nature avec la Méditerranée à ses pieds à la culture par le biais du savoir qu'il abrite.

Comment analysez-vous les liens entre l'art et la science ?

Ils sont deux parties d'un ensemble : l'exploration de la nature. Leur différence, c'est que l'art pose des questions, tandis que la science apporte des réponses. L'art revient à créer quelque chose que les gens vont contempler et qui va les amener à se poser des questions. Il va en quelque sorte ouvrir un débat, l'amener à ressentir des émotions. Finalement, le spectateur a une plus grande marge de manœuvre, de réflexion devant un tableau ou une sculpture que dans le domaine scientifique où on lui impose un fait. L'art est, de ce fait, à l'opposé de la propagande puisqu'il ne peut pas obliger un spectateur à croire quelque chose.

Pensez-vous qu'il faille choquer pour faire réagir les gens ?

Je ne pense pas que mon travail soit choquant ! Ce qui est choquant, c'est la vie elle-même : il suffit d'ouvrir le journal, de regarder les informations, il se passe toujours quelque chose d'horrible dans le monde. Concernant « Self » (un autoportrait de l'artiste réalisé avec son propre sang, NDLR), ce qui choque, c'est que je l'ai réalisé à partir de quelque chose qui vient de l'intérieur, mon sang, pour le présenter à l'extérieur.

Vous avez créé de nouvelles pièces pour l'exposition en vous inspirant du Musée océanographique. Quelle est justement la pièce de sa collection qui vous a le plus marqué ?

C'est très difficile de répondre, il y a tellement de choses ! En réalité, c'est l'ensemble que forme le musée : le bâtiment, son aspect, autant que ce qu'il renferme. C'est un tout.

Après la problématique de la sauvegarde de l'environnement, quels sont les autres thèmes autour desquels vous comptez travailler ?

Pour l'instant, je ne peux pas répondre. À chaque fois, ce sont des rencontres, des choses que je vois qui m'inspirent. J'ai réalisé une œuvre après avoir regardé un documentaire avec mes enfants sur Discovery Channel qui parlait d'une tribu d'Amazonie dans laquelle les femmes donnaient le sein à de petits singes orphelins dont les parents avaient été tués par les hommes pour nourrir le village. La nature humaine est partagée entre préservation et la destruction. C'est ce paradoxe que j'ai cherché à montrer dans cette sculpture.

 


Savoir +
Exposition Marc Quinn, du 12 mai au 15 octobre au Musée océanographique de Monaco. Ouvert tous les jours de 9 h 30 à 19 heures, sauf le 27 mai. Tarifs : de 7 à 14 €, gratuit moins de 4 ans. Rens. 00377.93.15.36.00.

« Self », autoportrait sculpté dans un bloc de glace fait de son propre sang, par Marc Quinn, qui sera exposé au musée océanographique.

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