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Marbella-Cannes connection: Jourdan et Castola nient

Mis à jour le 27/03/2013 à 07:57 Publié le 27/03/2013 à 07:07
Devant le tribunal de grande instance de Marseille, hier, Éric Jourdan et Francis Castola ont minimisé leur rôle.

Devant le tribunal de grande instance de Marseille, hier, Éric Jourdan et Francis Castola ont minimisé leur rôle. PQR/LaProvence/Guillaume Ruoppolo

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Marbella-Cannes connection: Jourdan et Castola nient

Pour la deuxième journée d'un procès prévu pour durer deux semaines, la septième chambre correctionnelle du TGI de Marseille s'est attachée ce mardi à préciser de quelle manière le réseau azuréen d'importation de résine de cannabis

Pour la deuxième journée d'un procès prévu pour durer deux semaines, la septième chambre correctionnelle du TGI de Marseille s'est attachée ce mardi à préciser de quelle manière le réseau azuréen d'importation de résine de cannabis et de cocaïne, en provenance du Maroc via l'Espagne, avait continué à fonctionner de septembre 2009 à septembre 2010.

Une occasion d'examiner les rôles d'Eric Jourdan, Krishna Leger, et plus tard de Francis Castola, qui étaient apparus aux côtés de Thierry Derlan, après l'assassinat d'Eric Berthuy en décembre 2009 à Marbella.

Les trois hommes avaient été arrêtés le 26 septembre 2010 sur l'autoroute à Perpignan, après le passage du col du Perthus, avec 4,8 kg de cocaïne.

Des guetteurs à la frontière

Parmi les soutiens du trio, Jean-Raymond Raynal, qui avait connu le Cannois Eric Jourdan en détention, avait accepté de servir de guetteur avec sa sœur. Résidant près de la frontière espagnole, ils s'étaient en trois occasions postés au Perthus et au Boulou, à l'approche des convois de stupéfiants, pour alerter de la présence d'éventuels contrôles douaniers ou policiers.

Les recoupements faits par les enquêteurs parmi les écoutes téléphoniques, les ont convaincus que Jourdan bénéficiait également de soutiens logistiques du côté espagnol de la frontière. Notamment en la personne de Paul Di Natale à Figueras.

Le flag sur l'autoroute

Repreneurs historiques du trafic mis sur pieds depuis Marbella par Eric Berthuy et Diègue Campo, après l'assassinat d'Eric Derlan en mars 2010, les Azuréens Eric Jourdan et Krishna Leger avaient été observés par la police à Cannes, en compagnie de Francis Castola, alias « Schumi », présenté comme une figure du jeune banditisme ajaccien.

Les surveillances franco-espagnoles avaient montré la présence simultanée à Madrid de Leger et Castola le 24 septembre 2010, rejoints deux jours plus tard par Jourdan à Figueras. Et le 26 septembre, les trois hommes passaient en convoi la frontière, Leger ouvrant la voie dans un monospace, suivi de Jourdan à moto, Castola fermant la marche en voiture.

Ils avaient été arrêtés peu après la frontière du Perthus, sur une aire de l'autoroute A9 près du Boulou. La cocaïne se trouvait dans le sac à dos que portait Eric Jourdan.

Eric Jourdan faisait la mule

Devant le tribunal, Eric Jourdan a contesté toute implication dans un quelconque réseau azuréen, indiquant n'avoir servi que de « mule » lors de l'arrestation sur l'A9, pour payer des dettes.

« J'ai transporté, c'est tout. C'est ma seule participation. Moi, je n'y suis que quinze jours dans ce dossier qui dure depuis deux ans et demi. »

Castola à Madrid pour affaires

« Je n'étais pas du tout au courant de la drogue », a pour sa part affirmé Francis Castola. Et d'indiquer qu'il fréquentait Eric Jourdan et Krishna Leger quotidiennement.

L'Ajaccien a expliqué que s'il se déplaçait dans une BMW blindée, et toujours porteur d'un pistolet Sig-Sauer, c'était en raison des règlements de comptes.

Son déplacement à Madrid fin septembre 2010 était, selon lui motivé, par la recherche d'investisseurs. Pour acheter des machines à sous à 3 000 euros pièce, pour une société qu'il avait créée en Roumanie, affirmant y jouir d'une autorisation d'exploitation de ces machines.

Enfin, s'agissant de ses relations avec Eric Derlan : « Il voulait devenir agent de joueurs, et moi je cherchais à faire des contrats de sponsoring sur les maillots de l'OGC Nice. »

Le tribunal entendra aujourd'hui Krishna Leger et Jean-Pierre Allavena, présenté comme l'un des organisateurs du trafic par hélicoptère entre le Maroc et le sud de l'Espagne.

 

La quantité de dossiers démontre la complexité de cette affaire.

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