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"Mako la requine" reprend (presque) vie treize ans après

Mis à jour le 22/04/2013 à 09:13 Publié le 22/04/2013 à 09:08
Le travail, très minutieux, permettra d’obtenir un résultat très naturel.

Le travail, très minutieux, permettra d’obtenir un résultat très naturel. Michel Dagnino, Musée océanographique

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"Mako la requine" reprend (presque) vie treize ans après

Un spécimen d’1,60 m va connaître l’éternité grâce à un très intéressant partenariat entre le musée océanographique et la société Somotha. Il sera fin prêt pour l’expo qui débute le 8 juin

Un spécimen d’1,60 m va connaître l’éternité grâce à un très intéressant partenariat entre le musée océanographique et la société Somotha. Il sera fin prêt pour l’expo qui débute le 8 juin

Tout a commencé à 40 milles des côtes un beau matin de l’an 2000. La famille Rinaldi, la dernière de pêcheurs monégasques, remonte un requin Mako d’1,60 m qui s’est pris accidentellement dans ses filets.

Direction le musée océanographique pour ce beau spécimen que le conservateur de l’époque décide de « faire rentrer en collections ». Il était alors question, soit de la naturaliser, soir d’en faire un moulage. Des projets très vite abandonnés. Et c’est dans un grand congélateur, acheté pour l’occasion, que le squale a pris ses quartiers pour douze longues années.

Sa première sortie lui permettra d’être pris en photo, mesuré et surtout de voir déterminer son sexe. « Mako la requine » était née.

Tout comme l’idée de la présenter dans un grand conteneur avec du liquide de conservation à la manière des grands spécimens dans les muséums d’histoire naturelle.
Mais il y avait un écueil de taille : les dimensions de ce beau poisson. Le musée, depuis un siècle, a bien l’habitude de genre de pratiques (lire par ailleurs), mais il ne peut s’occuper d’un tel animal par manque d’équipement.

Un travail de longue haleine

Michèle Bruni, la biologiste en charge des collections biologiques, et Robert Calcagno, directeur de l’Institut océanographique, ont donc décidé de travailler avec une société qui, par le passé, leur a montré l’étendue de son savoir-faire, la Somotha. Les pompes funèbres de Monaco ont en effet réussi à plusieurs reprises à terminer, voire à reproduire à l’identique, des gravures sur des plaques patrimoniales du musée grâce à des savoirs ancestraux.

Mais cette fois, c’est à leur technique de  thanatopraxie que les responsables du musée s’intéressent.

Le temps de la signature d’une convention entre Patrick Piguet, directeur du patrimoine et conservateur de l’Institut océanographique, et Pascal Blanc, directeur de la
Somotha, et l’aventure pouvait commencer.

Le requin a tout d’abord été placé dans un container offert par le Museum d’histoire naturelle. Après quatre jours de décongélation, le thanathopracteur a commencé les soins de conservation en utilisant une technique inhabituelle, l’injection de formol par piqûres hypodermiques. La peau est ainsi mieux conservée et gardera un aspect plus naturel.
Le squale sera ensuite placé dans son bac de présentation qui sera rempli d’un autre produit de conservation moins abrasif que le formol, le Kaiserling III.

Une fois ce travail de longue haleine terminé, l’animal pourra rejoindre sa dernière demeure, le musée, et permettre à des milliers de visiteurs de mieux comprendre son espèce, terriblement menacée. Et c’est sûrement en devenant un symbole pour la sensibilisation du public que « Mako la requine » gagnera son éternité.
 


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