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L’escroc dépense 200.000 euros en champagne et en soirées à Saint-Tropez

Mis à jour le 22/04/2021 à 08:09 Publié le 22/04/2021 à 08:10
Le prévenu aura vécu un été 2020 particulièrement festif au détriment d’un homme d’affaires américain.

Le prévenu aura vécu un été 2020 particulièrement festif au détriment d’un homme d’affaires américain. Photo O. O.

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

L’escroc dépense 200.000 euros en champagne et en soirées à Saint-Tropez

Kevin aime le champagne. Si possible cuvée Dom Pérignon 2008. Un must à Saint-Tropez, vendu près de 500 euros la bouteille.

Kevin aime aussi faire la fête. Briller. S’amuser. Dépenser sans compter. Mais malgré un travail de vendeur chez Dior et un salaire plus que confortable, ce Tropézien de 25 ans en veut plus. Car flamber tout un après-midi au Taittinger coûte cher...

Alors, quand survient en mars 2020 le premier confinement et que Kevin se retrouve bloqué dans un studio à Courchevel, il décide de sauter le pas. Prenant exemple sur un autre vendeur, il détourne à son profit le numéro de carte bancaire d’un riche client américain.

Dès son retour dans le Var, le show commence. Les victimes se nomment le Quai, le Noto ou le Bagatelle Beach... Le préjudice, lui, est énorme: 204.420 euros en deux petits mois, dont 125.000 pour le seul restaurant nocturne Le Quai!

Ne possédant "que" le numéro de la carte, l’escroc a monté un stratagème aussi ingénieux que culotté. Lorsqu’un établissement se montre trop suspicieux, il demande à un ami de se faire passer, au téléphone, pour son richissime père, au choix patron d’IKKS ou d’Eminence...

De faux échanges SMS sont également mis en place, attestant d’un train de vie dispendieux. Un photomontage de la carte bancaire est même présenté pour attester de sa "réalité". Face à l’aplomb du jeune homme, les doutes des serveurs ne durent jamais longtemps...

Ce petit manège ne se terminera que le jour où la banque du chef d’entreprise américain se manifestera. Les gendarmes ne tarderont pas à remontrer jusqu’à Kevin. "J’ai décompensé par rapport au confinement, avoue ce dernier, penaud, à la barre du tribunal correctionnel de Draguignan. J’étais embourbé dans une situation personnelle compliquée. Je ne suis pas excusable..."

Son avocate, Me Nathalie Amill, décrit un contexte familial difficile avec une mère malade, un père absent, une grand-mère - chez qui il vit - en perte d’autonomie et "l’acceptation de sa propre homosexualité". "D’ailleurs, pour faire face, il était suivi par un psychologue. Mais avec le confinement, tout ça s’est arrêté brusquement..."

Ces explications ne convainquent qu’à moitié le ministère public, qui ne comprend pas comment, dans "un petit village comme Saint-Tropez, et où on savait qu’il était vendeur chez Dior, des établissements aient pu se laisser avoir de la sorte". "Cet artifice n’aurait d’ailleurs pas pu fonctionner - ne serait-ce que pour faire quatre courses - dans une grande surface", appuie l’avocate de la défense.

Outre un an d’emprisonnement avec sursis, Kevin, qui a déjà remboursé 25.000 euros au Bagatelle Beach, est condamné à indemniser dans leur totalité les établissements floués. Aujourd’hui agent commercial à Cogolin, son souhait de ne pas voir apparaître cette condamnation sur son casier judiciaire B2 a été rejeté.

Offre numérique MM+

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