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Les salariés de Robertshaw bloquent leur entreprise à Monaco

Mis à jour le 12/03/2015 à 08:28 Publié le 12/03/2015 à 08:06
Les salariés de Robertshaw étaient ce mardi matin, dès 6 heures, devant leur entreprise dont ils interdisaient l'accès à tous.

Les salariés de Robertshaw étaient ce mardi matin, dès 6 heures, devant leur entreprise dont ils interdisaient l'accès à tous. J.D.

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Les salariés de Robertshaw bloquent leur entreprise à Monaco

Les 82 futurs licenciés ont empêché l’accès de la société à leur direction pour protester contre les conditions de départs qui leur sont proposées. Une première sociale…

Les 82 futurs licenciés ont empêché l’accès de la société à leur direction pour protester contre les conditions de départs qui leur sont proposées. Une première sociale…

La tension monte d'un cran chez Robertshaw dont les dirigeants ont décidé de fermer le site monégasque pour un transfert de l'activité en République Tchèque. Une première dans l'histoire sociale de Monaco.

Ce mardi matin, dès 6 heures, les salariés ont totalement bloqué l'accès de leur entreprise et de l'usine. Leur volonté était que les 82 futurs licenciés tournent sur les trois-huit pour faire perdurer la situation de blocage. Ni le personnel ni les dirigeants ne pouvaient entrer dans les locaux situés au Triton, à Fontvieille.

>>RELIRE.

La direction a donc décidé de faire constater la situation par huissier.

« Les négociations n'avancent pas »

«Les salariés ne veulent pas négocier sans avoir la garantie d'obtenir 1,7 mois par année d'entreprise. Quant à elle, la direction propose, à ce jour, 0,78 mois,explique Marie-France Marzoughi, déléguée du personnel de Robertshaw, déléguée syndicale et secrétaire générale des Métaux, également agent de production au sein de l'entreprise. Les négociations n'avancent pas alors que l'annonce du plan de licenciements a été faite le 15 janvier. À l'issue de six rendez-vous, un plan nous a été remis, vendredi dernier. Les conditions proposées par la direction ne sont pas acceptables.»

>>RELIRE.

«Cette situation est quasi-suicidaire»

De son côté, la direction espère que la situation se décantera dans les toutes prochaines heures.

«On privilégie les discussions pour une solution concertée,explique Didier Buhot, administrateur de la société. Dans ce contexte, le dialogue social n'est pas possible. Tout le monde a à y perdre.»

Mais pas question, bien sûr, que le blocage perdure, selon Didier Buhot.

«Cette situation est inacceptable et quasi-suicidaire dans le contexte des discussions actuelles. Nous avons fait une troisième proposition, encore améliorée, présentée vendredi aux salariés. Pour une société qui perd des millions d'euros par an, on arrive à la limite de ce que l'on peut proposer.»

Et d'évoquer l'enlisement accéléré de Robertshaw : «Trois gros clients sont partis depuis trois semaines. L'usine tourne au ralenti du fait d'une très faible productivité. Et aujourd'hui, on n'a même plus le droit de rentrer dans nos locaux pour exercer.»

>>RELIRE.

Passée la crise, quelles peuvent être les négociations ?

«Les montants demandés par les salariés sont exorbitants,souligne Didier Buhot.Je réfute totalement l'accusation d'"indemnités dérisoires", compte tenu des efforts économiques consentis. Je regrette l'attitude des salariés qui ne comprennent pas les efforts que nous avons effectués jusque-là.»

On le voit, direction et salariés doivent reprendre le dialogue. Car, dans le cadre du plan de licenciements, une date butoir arrive à grand pas. Les négociations, en effet, se terminent demain.

En attendant, ce mardi soir, les accès à l'entreprise ont été libérés.

>>RELIRE. A Monaco, les plans sociaux existent aussi

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