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Les réservistes, un appui essentiel des militaires

Mis à jour le 03/04/2016 à 05:10 Publié le 03/04/2016 à 05:10
Christian Estrosi, maire de Nice, accueille les réservistes des Alpes-Maritimes à la Villa Masséna.	(Photo: Frantz Bouton)
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Les réservistes, un appui essentiel des militaires

Après les attentats terroristes qui ont frappé la France, Christian Estrosi et les autorités de l'Etat ont rappelé le rôle primordial de ces citoyens engagés en appui des militaires.

Ils s'approchent du pupitre où vont parler les officiels. La plupart sont bardés de médailles. Certains portent les drapeaux, d'autres un képi de Spahi. On s'échange les souvenirs de l'Algérie. « Il va falloir changer la taille de l'uniforme ! », se lamente un bonhomme moustachu. Un autre, plus jeune, lui souffle alors à l'oreille : « L'important, c'est de bien le porter ». Chez les anciens combattants, on se rassure comme on peut du temps qui passe. On se donne des nouvelles du garçon parti sur un bateau pour servir le pays. Et les militaires côtoient les civils dans une ambiance teintée de solennité pour cette journée nationale de la réserve, à la Villa Masséna de Nice. Les réservistes sont fonctionnaires, secrétaires, assureurs, vigiles ou commerciaux, et tous là pour servir leur pays. Constituée de citoyens formés comme des militaires, la réserve sert d'appui aux forces armées. Et leur rôle est essentiel alors que la France traverse une vague d'attentats terroristes sanglants.

Guerre d'Algérie et bénévolat

André Avigdor, 78 ans, a servi comme réserviste pendant trente ans. « Et à l'époque, on était soldés que deux jours par an ! C'était totalement bénévole », rembobine-t-il. Colonel honoraire, il a servi en Algérie. De ses 20 ans jusqu'à 57 ans, il a considéré qu'il fallait « rendre » ce qui lui avait été donné par « la nation ». « La France vous apporte des choses, en échange de quoi vous lui devez quelque chose », ajuste-t-il. « Sauf que cette notion de civisme a disparu. » À côté, Aldo Zanga, 64 ans, acquiesce. Il porte fièrement le badge vert des réservistes à son veston. « Depuis qu'il n'y a plus de service militaire, il faut surtout recréer des liens entre l'armée et la société », jauge-t-il. Depuis les attentats terroristes de janvier et novembre 2015, les réservistes sont en première ligne pour appuyer le travail des soldats. Ce sont près de 34 000 militaires qui sont mobilisés à l'intérieur comme à l'extérieur de notre pays. De 28 000, le nombre de réservistes doit ainsi passer à 40 000, comme l'a annoncé le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, afin de disposer de 1 000 réservistes en permanence. Un objectif « ambitieux », de l'aveu de tous.

Renseignement et renfort humain

« Réserviste, c'est un état d'esprit ! », lance le lieutenant-colonel Pascal Péglion, commandant par suppléance du groupement de gendarmerie des Alpes-Maritimes, face à 27 réservistes opérationnels et citoyens sur les 61 que compte le département. « Votre engagement produit des effets concrets comme des renseignements qui mènent à des interpellations. » Sécurisation des lieux touristiques, renforts lors d'événements sportifs, aide pour la gestion des victimes après des catastrophes naturelles : jusqu'ici, le travail des réservistes était connu. Mais avec les nouvelles menaces terroristes, leur rôle évolue, alors que Nice a fourni un bataillon conséquent de djihadistes partis en Syrie. La réserve a ainsi permis de densifier la présence sur le terrain, poursuit Pascal Péglion. « Comme le dit notre chef d'État-major, "il faut que nos forces de réserve s'activent pour que nos actifs se réservent " », souligne le colonel Jean-Pierre Bedu, délégué militaire départemental des Alpes-Maritimes, qui loue à deux reprises le soutien « indéfectible » de Christian Estrosi, maire de Nice et président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. « Cette guerre, la France ne l'a pas déclarée », entame ce dernier, sur un ton martial. « Les terroristes veulent voir disparaître notre modèle de liberté, de justice et de laïcité. Que faire ? Accepter les coups sans les rendre ? Non. Nous devons donc faire cette guerre dans toutes ses dimensions. C'est là que tous, réservistes, vous trouvez votre place ! » Avant que toute l'assemblée n'entonne La Marseillaise.


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