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Les requins débarquent par l'entrée des artistes

Mis à jour le 22/05/2013 à 08:40 Publié le 19/05/2013 à 07:03
Fan Xiaoyan a présenté son œuvre. Elle était notamment accompagnée des membres de la famille Hwang, dont George, et de Robert Calcagno, directeur du musée océanographique.

Fan Xiaoyan a présenté son œuvre. Elle était notamment accompagnée des membres de la famille Hwang, dont George, et de Robert Calcagno, directeur du musée océanographique. Eric Dulière

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Les requins débarquent par l'entrée des artistes

En avant-première de l’exposition phare du musée océanographique, qui débutera le 8 juin, les squales sont arrivés par la grande porte grâce à trois artistes chinois de grand talent

En avant-première de l’exposition phare du musée océanographique, qui débutera le 8 juin, les squales sont arrivés par la grande porte grâce à trois artistes chinois de grand talent

Des artistes de la nouvelle vague pour défendre la cause des requins. L'inauguration hier après-midi au musée océanographique des œuvres d'une sculptrice et de deux peintres des plus prometteurs était chargée de sens. Tout simplement parce que ces trois jeunes gens sont chinois, issus d'un pays où la soupe d'ailerons de requins est considérée comme notre caviar, et qui est en grande partie responsable de la disparition de près de 90 % de la population de squales dans le monde. En grande partie à cause du « finning » qui consiste à pêcher des requins, puis à leur couper la nageoire caudale avant de les rejeter à la mer sans aucune chance de survie.

La Chine de l'art s'éveille pour la bonne cause

C'est dire la joie de Robert Calcagno, directeur général de l'Institut, au moment d'accueillir des œuvres aussi puissantes et chargées de sens en avant-première de la grande exposition consacrée aux requins qui sera lancée le 8 juin.

Une très belle opération rendue possible grâce à la présence en Principauté de membres de la famille Hwang (lire par ailleurs), de grands collectionneurs d'art qui n'ont pas hésité, après une rencontre avec Robert Calcagno, à lancer un concours dans leur pays d'origine - désormais beaucoup plus libre dans son approche de l'art, qui n'est plus un outil de propagande - pour solliciter un nouveau regard sur un animal qui a terrorisé des générations entières.

Et le résultat est stupéfiant. Les trois premiers sélectionnés (onze l'ont été au total et exposeront tour à tour pendant les deux ans que durera l'exposition), ont présenté des œuvres surprenantes.

Fan Xiaoyan a conçu une sculpture envoûtante. Un grand requin, réalisé à partir d'ailerons, y est transpersé de toute part par des tiges d'acier inoxydable, véritable reflet de la cruauté humaine.

L'homme, c'est par le biais de la fantaisie et des couleurs que You Jin le représente. Une insouciance qui l'amène à servir sur un plateau un squale.

Le requin est pour Na Wei, le second peintre, un élément important de stabilité pour l'écosystème, et donc l'humanité.

En témoigne cette scène harmonieuse où des danseuses s'appuient sur le dos du poisson géant avant que des barres, représentant l'action humaine, ne viennent mettre en péril cet équilibre.

Trois approches différentes, un même message, et surtout un très beau préambule au thème général de l'exposition qui se profile : Requins, au-delà du malentendu.


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