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Les maçons braqueurs de l'est Var au pied du mur

Devant les assises, ils sont quatre à assumer six home-jackings ou tentative commis sur onze semaines à Saint-Raphaël, Vidauban et Trans-en-Provence

G. D. Publié le 17/09/2013 à 07:04, mis à jour le 17/09/2013 à 08:15
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Gaetan Vivien, Manuel Barros Ferreira, Michael Hosdez et Nuno Miguel Barros Ferreira ont tous reconnu les faits.(Croquis d'audience Rémy Kerfridin)

Devant les assises, ils sont quatre à assumer six home-jackings ou tentative commis sur onze semaines à Saint-Raphaël, Vidauban et Trans-en-Provence

Les quatre ouvriers du bâtiment, dont le procès s'est ouvert hier devant la cour d'assises du Var, ont tous reconnu les faits qui leur sont reprochés. Chacun à son tour a confirmé ses aveux et témoigné de ses regrets, principalement envers les victimes.

Tous sont impliqués dans une ou plusieurs des cinq agressions violentes à domicile, perpétrées entre le 16 novembre 2010 et le 31 janvier 2011, pour la plupart à Saint-Raphaël. Ainsi que dans une tentative de home-jacking à Trans-en-Provence.

 

Leurs victimes avaient été choisies, tant par rapport à leur niveau de vie supposé, que pour la connaissance des lieux qu'avaient les agresseurs. Des propriétés qui n'avaient nécessité que peu de repérages, dans la mesure où certains de ses maçons y avaient effectué des travaux par le passé.

Entrée tardive en délinquance

Outre leurs activités professionnelles, le dénominateur commun des quatre hommes était leurs difficultés financières. Ils avaient d'urgents besoins d'argent, et avaient choisi de faire le minimum d'efforts pour s'en procurer.

Impliqué dans la totalité des faits, Nuno Miguel Barros Ferreira, un chef d'équipe portugais de 35 ans vivant au Muy, a expliqué qu'il s'était laissé entraîner par son frère aîné.

 

« Je me suis revu dans la misère, comme quand j'étais petit », a-t-il indiqué pour justifier ses passages à l'acte répétés, rejetant la responsabilité des violences infligées aux victimes sur son frère.

Cette tendance à se défausser a été relevée par le psychologue, dans un dossier de personnalité plutôt avantageux. On y notait que l'accusé, qui avait commencé à travailler à 14 ans pour ne plus s'arrêter, avait jusque-là un casier judiciaire vierge. Il avait témoigné d'une réelle empathie pour les victimes.

Tous surendettés

Manuel Barros Ferreira, un maçon portugais de 42 ans demeurant à Fréjus, avait eu le même parcours de vie que son cadet, au sein d'une famille de sept enfants. En revanche, il s'était lancé à 17 ans dans le trafic de drogue, et avait subi quatre ans de prison.

Criblé de dettes, il avait repris contact avec son jeune frère.

 

Gaetan Vivien, un coffreur bancheur fréjusien de 37 ans, n'est impliqué que dans une seule agression, commise chez un couple d'Agay. Il a reconnu son rôle de guetteur.

Lui aussi a fait une entrée tardive dans la délinquance, qui fait tache dans une vie de labeur. Il était étranglé par les crédits à la consommation.

« J'étais dans la misère. J'ai honte de ce que j'ai fait. Du traumatisme causé aux victimes. »

Des relations de chantier

Les experts ont trouvé une tendance à la rigidité, voire à la psychopathie, chez Michael Hosdez, qui n'aurait pas exprimé devant eux de compassion pour le sort réservé aux victimes. Il est le seul à avoir un casier judiciaire, qui comporte six condamnations.

Tout aussi endetté que les autres, ce conducteur d'engins de 39 ans, domicilié à Saint-Raphaël, était une relation de chantier de Nuno Miguel Barros Ferreira. Il a reconnu son implication dans deux home-jackings, où il dirigeait les opérations.

 

La cour abordera les faits ce matin.

 

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